La traduction, passeport des créatrices arabes vers le monde
La 28ᵉ édition du Festival des créatrices arabes se tiendra les 16, 17 et 18 avril 2026 à Sousse, sous le thème « La créatrice arabe et la traduction ». Intervenant sur les ondes de Radio Gafsa, Najoua Mestiri, présidente de l’Association des créatrices arabes, en détaille le programme : quatre sessions scientifiques, une projection cinématographique, deux ateliers de traduction, une exposition d’arts plastiques et treize participantes venues de Tunisie, d’Égypte et d’Algérie.
Najoua Mestiri explique que le choix de la traduction s’est imposé par son importance centrale dans la vie créative et culturelle contemporaine. Elle la définit comme le vecteur de communication par excellence entre les cultures, un « passeport sans visa » permettant aux œuvres de traverser les frontières linguistiques et géographiques pour exister dans toutes les langues. Sans elle, souligne-t-elle, les créations littéraires et artistiques restent confinées à leur espace d’origine. La présidente insiste également sur son caractère incontournable dans la vie quotidienne : études, spécialisations, certifications ne peuvent pleinement circuler sans ce relais. Elle conclut en la définissant comme un acte de dialogue et une réécriture de la création elle-même.
Un programme scientifique de haut niveau
La responsable associative indique que le programme académique comprendra treize interventions réparties en quatre sessions scientifiques, avec des participantes issues de Tunisie, d’Égypte et d’Algérie. Les interventions s’articuleront autour de cinq axes : la créatrice arabe et la traduction en tant que pratique créative ; l’impact de la traduction sur les esthétiques de l’écriture ; la traduction scientifique et ses manifestations créatives ; la traduction en tant que pratique culturelle ; enfin, la traduction et le rayonnement de la littérature féminine arabe.
Cinéma et arts plastiques au rendez-vous
La présidente précise qu’une session spéciale sera consacrée au cinéma : Selma Baccar présentera une intervention sur les liens entre traduction et cinéma, suivie de la projection de son film Al-Nāfūra à la maison de la culture de Hammam Sousse, puis d’un débat. Par ailleurs, une exposition d’arts plastiques se tiendra tout au long des trois journées, avec la participation de la plasticienne Najwa Belfkih Ghanouchi.
Najoua Mestiri confirme que deux ateliers se tiendront le vendredi. Le premier réunira des étudiants du département de traduction de la Faculté des Lettres de Sousse, sous la direction de la professeure Lobna El-Ayachi, et se conclura par la remise d’un prix au meilleur texte traduit. Le second se déroulera à la maison de la culture de El Kalâa Al-Soghra, en partenariat avec le Club de traduction et des langues pour enfants et jeunes. La responsable associative souligne que l’inclusion de ce public lui tient particulièrement à cœur, exprimant l’espoir que ces jeunes deviennent, à leur tour, les créateurs de demain.



