L’Institut National de la Météorologie (INM) renforce ses capacités de prévision en lançant l’utilisation de satellites de troisième génération et en développant un réseau national de radars pour couvrir l’ensemble du territoire. Ces nouvelles technologies permettront de fournir des informations météorologiques plus précises et d’améliorer la réactivité face aux phénomènes climatiques.
Intervenant ce vendredi sur les ondes de la Radio Nationale, l’ingénieur principal Hamza Saad, chef du service des prévisions générales, a expliqué que les satellites de troisième génération offrent des données plus fines et contribuent à augmenter l’efficacité des prévisions en temps réel.
Parallèlement, l’institut a lancé un projet stratégique pour installer des radars capables de localiser les précipitations et d’évaluer leur intensité dans les nuages avant qu’elles n’atteignent le sol. Selon Hamza Saad, ces radars permettront de fournir des prévisions instantanées et de mieux anticiper les risques météorologiques.
Le pays dispose actuellement de 150 stations de surface automatiques, renforcées récemment par 125 nouvelles stations pluviométriques, permettant de garantir la continuité et la fiabilité des informations météorologiques. Selon le responsable, le taux de précision des prévisions en temps réel atteint 99 à 100 %, contre 95 % pour les prévisions à court terme. Les prévisions à moyen et long terme présentent quant à elles une fiabilité comprise entre 60 et 75 %. Les prévisions saisonnières reposent sur des scénarios hypothétiques et restent moins fiables.
Hamza Saad a souligné que l’information météorologique est désormais essentielle dans tous les secteurs et qu’elle constitue un outil crucial pour la protection des vies humaines et l’alerte précoce. L’institut assure un suivi continu et sans interruption afin de diffuser ces informations à l’ensemble de la population.
Dans le cadre de la Journée mondiale de la météorologie, célébrée chaque 23 mars, l’institut a organisé une journée médiatique intitulée “Nous observons aujourd’hui pour protéger demain”, afin de sensibiliser le public à l’importance de l’observation météorologique. “Il est impossible de prévoir les phénomènes climatiques sans observation”, a rappelé Hamza Saad, soulignant que la surveillance constitue le noyau central de prévisions fiables et anticipatives.



