Le tourisme tunisien fait face à un revers important : 164 hôtels ont cessé leurs activités ces dernières années, entraînant une réduction significative de la capacité d’accueil nationale. Ces fermetures représentent près de 20 % des établissements hôteliers, affectant directement la disponibilité des lits touristiques dans tout le pays.
Selon la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, la capacité totale est passée de 235 000 à 175 000 lits. Ce recul résulte notamment de fermetures définitives et de mises à l’arrêt prolongées d’hôtels, en particulier ceux nécessitant des rénovations importantes ou confrontés à des difficultés financières.
Selon des données publiées par notre confrère “Destination Tunisie”, les causes sont multiples. Les professionnels pointent du doigt les difficultés économiques, le manque d’investissement et de financement bancaire, ainsi que l’absence de modernisation pour certains établissements anciens. Ces problèmes sont particulièrement visibles dans des zones touristiques clés comme Sousse, Hammamet et Tozeur, où des hôtels historiques ont fermé sans perspectives de réouverture.
Lors d’une récente audition à l’Assemblée des représentants du peuple, les représentants du secteur ont également souligné les lacunes structurelles du secteur, notamment la coordination limitée entre les professionnels et les autorités et la pénurie de personnel qualifié.
Malgré ce contexte, des initiatives sont envisagées pour redynamiser l’hôtellerie. Les autorités et acteurs du tourisme appellent à des réformes juridiques et fiscales, à la modernisation des infrastructures et à un développement de l’offre touristique diversifiée, visant à renforcer la compétitivité de la Tunisie face à ses concurrents régionaux.
Selon les experts, la relance du secteur dépendra de l’équilibre entre investissements privés, soutien institutionnel et adaptation aux nouvelles attentes des touristes internationaux, afin de rétablir la place de la Tunisie parmi les destinations majeures du bassin méditerranéen.



