Face à la recrudescence préoccupante des violences sexuelles à l’encontre des mineurs en Tunisie, des professionnels de santé et des acteurs de la protection de l’enfance ont appelé, jeudi à Tunis, à intégrer de manière systématique une éducation complète à la sexualité dès le plus jeune âge.
Réunis lors d’une table ronde intitulée « Parler pour protéger : l’éducation complète à la sexualité face aux abus sexuels envers l’enfant », les intervenants ont dressé un constat alarmant : les séquelles psychotraumatiques des abus sexuels sur les enfants constituent un enjeu majeur de santé publique, nécessitant une réponse globale et coordonnée.
Organisé par la Société tunisienne de sexologie clinique (STSC) et la Société tunisienne de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent (STPEA), en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), la rencontre a mis en lumière les multiples obstacles entravant la prévention et la prise en charge, notamment chez les enfants en situation de vulnérabilité.
Selon une publication sur les réseaux sociaux de la STSC, les échanges ont permis de dresser un état des lieux de la violence sexuelle et de ses répercussions cliniques, tout en soulignant le rôle central de l’éducation à la sexualité comme levier de prévention primaire. Les participants ont plaidé pour une approche intégrée mobilisant les secteurs sanitaire, éducatif et social.
Clôturant les travaux, l’UNFPA a présenté des pistes d’action concrètes visant à renforcer le déploiement d’une éducation complète à la sexualité au sein des dispositifs de protection de l’enfance.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des efforts conjoints des différents partenaires pour consolider les mécanismes de protection de l’enfance et promouvoir la santé sexuelle et reproductive en Tunisie.



