Entre l’asphyxie quotidienne du trafic et l’obsolescence des plans de circulation, le centre-ville de Gafsa semble aujourd’hui au point de rupture.
L’inauguration d’une nouvelle unité hôtelière, bien que signe de vitalité économique, vient paradoxalement mettre à nu les fragilités d’une infrastructure qui ne répond plus aux exigences de la mobilité moderne.
Face à l’encombrement des artères principales et au positionnement stratégique désormais problématique de la station de bus, la question de la fluidité urbaine n’est plus un simple débat d’experts, mais une urgence absolue qui impose des solutions radicales et immédiates.
La Presse — La Société régionale de transport tire la sonnette d’alarme : entre ralentisseurs non réglementaires et saturation du centre-ville, la modernisation du parc se heurte à une réalité de terrain devenue insoutenable.
L’acquisition de nouveaux bus par la société «El Gawafel» devait marquer un tournant dans la qualité du service offert aux citoyens de Gafsa. Pourtant, ce saut qualitatif est aujourd’hui freiné par l’état des routes. Ces installations de fortune, souvent érigées par des riverains sans respect d’aucune norme technique, causent des dommages matériels importants à la carrosserie et aux systèmes de suspension des nouveaux véhicules.
Ces bus modernes répondent à des spécifications techniques précises qui les rendent vulnérables aux obstacles non conformes. Cette situation entrave l’exploitation optimale du parc de véhicules et menace la pérennité du service public.
L’urgence d’un réaménagement au centre-ville
Au-delà du problème des dos d’âne, un autre défi majeur se dresse au cœur de la ville de Gafsa. L’ouverture récente d’une nouvelle unité hôtelière au centre-ville vient modifier en profondeur la dynamique de circulation du quartier. Ce nouveau pôle d’attractivité, essentiel pour le tourisme et l’économie locale, accentue la pression sur une zone déjà saturée.
Dans ce contexte, le maintien de la station de bus actuelle en plein centre-ville devient problématique. L’encombrement généré par les manœuvres des bus, couplé au flux de clients et de véhicules lié à l’hôtel, crée des goulots d’étranglement quotidiens. Une révision stratégique de l’emplacement de la station est désormais impérative.
En somme, les observateurs locaux s’accordent sur un point : la modernisation du transport ne peut se limiter à l’achat de véhicules neufs. Elle doit s’accompagner d’une mise à niveau de l’infrastructure routière et d’un plan de circulation urbain cohérent.
L’appel est donc lancé aux autorités locales et aux services de l’urbanisme pour engager une concertation sérieuse. Il s’agit de garantir la sécurité des usagers, de protéger les investissements publics dans le parc de transport, et d’adapter le visage de Gafsa à ses nouvelles ambitions économiques et touristiques.



