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Attaqué par une meute au Kram Est , un sexagénaire échappe de justesse au pire

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  • 6 avril 14:26
  • 3 min de lecture
Attaqué par une meute au Kram Est , un sexagénaire échappe de justesse au pire

« Écroulé à terre, je n’étais qu’une proie facile face à cinq molosses », témoigne encore sous le choc ce sexagénaire, habitant à Kram Est, dans la banlieue nord de Tunis.

L’homme nous montre les cicatrices laissées par l’attaque dont il a été victime ce lundi 6 avril 2026, au petit matin. « Je ne savais pas quoi faire, ni comment me défendre », raconte-t-il d’une voix encore tremblante.

Aucun secours à l’horizon. Il n’a dû son salut qu’à l’intervention, un peu tardive mais ô combien salvatrice, de quelques jeunes habitants du coin, dont les cris ont fini par disperser la meute.

Et pourtant, rien ne laissait présager qu’il vivrait une telle épreuve. Il raconte que, très tôt le matin, il s’était rendu à la prière d’El Sobh à la mosquée du Kram, avant de rejoindre un ami pour prendre un café à Sidi Bou Saïd.

La journée s’annonçait belle, avec les premiers rayons du soleil qui pointaient à l’horizon.

Quoi de mieux, dès lors, que de profiter d’une balade sur la corniche ? Mais la promenade a brusquement viré au cauchemar, car sur la plage, il s’est retrouvé face à une meute de cinq chiens qui l’ont violemment attaqué.

Plus choquant encore, selon la victime, l’un des chiens appartenait à une vieille dame présente sur les lieux. Celle-ci aurait assisté à la scène sans intervenir, laissant son animal participer à l’agression.

« Elle est repartie comme si de rien n’était, sans même regarder derrière elle », déplore-t-il, indigné. Une attitude qui l’a poussé à déposer plainte.

Alerté, le chef du poste de police du Kram s’est immédiatement rendu sur place avec la victime. Mais la propriétaire du chien avait déjà disparu. Quant aux autres chiens, ils erraient toujours dans les environs, faisant peser une menace réelle sur les passants.

Une réquisition pour examen médical lui a été délivrée afin de recevoir les soins nécessaires à l’hôpital régional de Kheireddine.

Derrière cet incident, c’est une inquiétude bien réelle qui refait surface chez de nombreux habitants et qui consiste à croiser, au détour d’une rue ou d’une plage, des chiens errants parfois au comportement imprévisible.

Pour beaucoup, ces situations ne sont plus exceptionnelles, mais font malheureusement partie du quotidien.

En dépit des appels répétés des riverains, les autorités locales peinent encore à apporter des réponses concrètes et durables, laissant persister un sentiment d’insécurité.

Pour autant, cette problématique ne peut être traitée par des solutions expéditives. La nécessité d’agir est réelle, mais elle doit s’inscrire dans une approche responsable et réfléchie, capable de concilier à la fois la sécurité des citoyens et le respect de la vie animale.

Les responsables locaux ont intérêt à sortir de l’inaction et à engager, sans délai, des mesures efficaces pour prévenir de nouveaux drames.

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Auteur

Samir DRIDI

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