Kiosque international
Crise au Moyen-Orient
L’approvisionnement en médicaments menacé
La Presse — L’escalade au Moyen-Orient provoque des effets en chaîne qui touchent d’autres secteurs dont l’industrie pharmaceutique.
Cette situation fragilise les chaînes d’approvisionnement et expose des millions de patients à des risques de pénurie de médicaments.
Le blocage du détroit d’Ormuz limite l’accès aux intrants pétrochimiques essentiels à l’industrie pharmaceutique.
Le détour par le sud de l’Afrique rallonge les délais de 10 à 15 jours, fragilisant la chaîne du froid et exposant les pays dépendant des importations à des risques accrus de rupture.
À ces tensions s’ajoute la suspension des opérations du centre logistique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Dubaï, un hub stratégique pour les urgences sanitaires internationales.
Son arrêt illustre l’ampleur des perturbations en cours. Comme l’a rappelé le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, l’impact de cette crise « dépasse le cadre des pays directement touchés ».
Matières premières Le pétrole dicte sa loi
Le marché des matières premières a retrouvé, fin mars 2026, un centre de gravité très net. Un marché désormais structuré par l’aggravation du conflit au Moyen-Orient, les perturbations persistantes autour du détroit d’Ormuz et la remontée des coûts logistiques et des intrants.
Résultat, les mouvements sur le pétrole contaminent le secteur agricole, influencent les métaux précieux et creusent les écarts au sein même des métaux industriels.
Les métaux précieux, eux, jouent leur rôle de refuge, mais sans retrouver encore une trajectoire linéaire.
Les experts parlent d’un rebond technique alimenté par le repositionnement des investisseurs après plusieurs semaines de correction.
L’or remonte ainsi à 4.567,1 dollars l’once, en hausse hebdomadaire de 3,61 %, tandis que l’argent atteint 71,1 dollars, en progression de 2,85 %. Mais la prudence reste de mise.
Sur un mois, l’or recule encore de 14,20 % et l’argent de 20,36%, preuve que les arbitrages en faveur de l’énergie continuent de peser.
Du côté des métaux de base, le marché se fragmente, opposant la résilience de l’aluminium à la fragilité du cuivre. L’aluminium monte à 3.405,5 dollars la tonne, en hausse de 5,52 % sur la semaine et de 13,67 % depuis le début de l’année, soutenu par des coûts énergétiques durablement élevés.
Le cuivre, lui, progresse à peine de 0,93% sur la semaine à 5,5 dollars la livre, tout en accusant un recul mensuel de 6,86%, pénalisé par une demande industrielle affaiblie et par la fermeté du dollar.
Le plomb avance légèrement à 1.911,6 dollars la tonne, le nickel reste modérément orienté à la hausse à 17.248 dollars. Ici encore, l’énergie agit comme un filtre.
Elle soutient les métaux les plus exposés aux coûts de production, mais pèse sur ceux qui dépendent davantage de la vigueur industrielle mondiale.
4e édition de «Gitex Africa 2026» Les grands enjeux du numérique
La 4e édition du salon « Gitex Africa » se tiendra du 7 au 9 avril 2026 à Marrakech, un des carrefours majeurs de la technologie et de l’innovation sur le continent africain qui s’impose comme une plateforme stratégique au service de l’innovation, de l’investissement et de la transformation digitale du continent.
Cette nouvelle édition marque un tournant dans la trajectoire de « Gitex Africa ».
En effet, l’événement dépasse désormais le cadre d’un simple salon pour s’affirmer comme une véritable plateforme stratégique mondiale, réunissant décideurs publics, investisseurs, entrepreneurs et innovateurs autour des grands enjeux du numérique.
Il verra la participation de plus de 1.450 exposants et startups attendus, plus de 400 investisseurs internationaux représentant quelque 350 milliards de dollars d’actifs, des participants issus de plus de 130 pays et plus de 50.000 visiteurs.
Cette édition vient à point nommé renforcer le positionnement du Maroc en tant que hub technologique régional et continental.
Par ailleurs, l’événement lance, en marge du salon, un sommet dédié à l’intelligence artificielle pour soutenir la compétitivité des PME et leur accès aux marchés internationaux.
Les organisateurs ont fixé comme objectif de promouvoir une innovation responsable et accompagner les pays africains et arabes dans leur transformation digitale, dans une logique de coopération gagnant-gagnant.
L’enjeu étant de développer des champions technologiques africains et de renforcer la souveraineté numérique du continent.
L’édition 2026 mettra par ailleurs en avant de nouveaux axes thématiques, en phase avec les enjeux du continent, notamment les infrastructures intelligentes pour data centers, la fintech et l’inclusion financière, ainsi que les solutions de mobilité du futur.
La cybersécurité figurera également parmi les priorités, avec l’organisation du sommet Strategic Digital Defence AI Readiness Summit (Star), dédié à la préparation face aux menaces numériques.



