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Protection civile : Le MI déterminé à consolider les fondements de la sécurité préventive

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  • 6 avril 20:34
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Protection civile : Le MI déterminé à consolider les fondements de la sécurité préventive

Le ministre de l’Intérieur, Khaled Nouri, a affirmé lundi que son département est déterminé à poursuivre le développement du système de la protection civile, à travers la modernisation des législations, le renforcement des capacités, l’intensification des programmes de formation et l’ouverture aux expériences internationales réussies, afin de consolider les fondements de la sécurité préventive et d’accroître la capacité des institutions à faire face aux différents risques.

S’exprimant à l’ouverture de l’atelier régional organisé conjointement par l’Office national de la protection civile et l’Université arabe Naif des sciences de la sécurité, qui se tient à Tunis du 6 au 8 avril courant sous le thème « La planification préventive et la protection des installations contre les incendies », Nouri a souligné que l’organisation conjointe de cet atelier scientifique, pour la deuxième fois en Tunisie, témoigne de l’engagement à poursuivre le soutien à ce type d’initiatives visant à développer les capacités et à renforcer la coordination entre les différents acteurs.

Selon Nouri, les risques menaçant les installations, notamment les incendies, sont devenus plus complexes dans un contexte de développement urbain et technologique accéléré. « Cette situation impose de passer d’une logique de réaction à une logique d’anticipation, fondée sur une planification scientifique rigoureuse, une évaluation précise des risques, l’adoption des meilleures normes internationales de sécurité et l’exploitation des technologies modernes pour la détection précoce et la gestion efficace de ces risques », a-t-il dit.

Il a ajouté que la planification préventive n’est plus un choix, mais une nécessité incontournable dictée par la nature des défis actuels, en tant que cadre intégrateur des efforts visant à garantir la sécurité des installations, la continuité de leurs activités et la réduction des pertes humaines et matérielles, contribuant ainsi à la résilience de l’économie nationale.

Cela requiert, a-t-il dit, une approche collective et solidaire fondée sur l’échange d’expertises, l’harmonisation des visions et le renforcement de la coordination entre les acteurs aux niveaux régional et international.

Le ministre a également considéré que cet atelier constitue une véritable opportunité d’échanger des expériences réussies et d’explorer des solutions innovantes capables d’élever les systèmes de prévention et de protection civile à des niveaux supérieurs de préparation et d’efficacité. Il a salué le rôle joué par l’Université arabe Naif des sciences de la sécurité dans le soutien à la recherche scientifique et à la formation spécialisée, appelant à renforcer la coopération bilatérale avec l’Office national de la protection civile, notamment à travers l’élargissement des perspectives de formation, d’entraînement et d’échange d’expériences.

De son côté, le directeur général de la protection civile, Mohamed Rached Souissi, a indiqué que les défis posés par les incendies, en particulier dans les installations industrielles, commerciales et les infrastructures publiques, font appel à une vision globale fondée sur la prévention, à travers le renforcement du système de sécurité, l’amélioration des mécanismes d’évaluation préalable des risques et l’intensification des programmes de formation. Il a souligné que cet atelier représente une opportunité importante pour développer les mécanismes de travail commun et améliorer la coordination entre les différents acteurs, dans l’objectif commun de protéger les vies humaines et les biens.

Il a également souligné l’intérêt que porte l’Office national de la protection civile, sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, au suivi des meilleures pratiques internationales en matière de prévention des incendies, notamment les technologies intégrant l’intelligence artificielle.

Pour sa part, le secrétaire du Conseil supérieur de l’Université arabe Naif des sciences de la sécurité et vice-président chargé des relations extérieures, Khaled Abdulaziz Alharshaf, a estimé que le retour en Tunisie pour l’organisation de cet atelier régional découle d’une conviction profonde que le pays demeure un pilier de l’action sécuritaire arabe commune, notamment en accueillant les activités du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur.

Il a précisé que cet atelier se tient dans un contexte délicat marqué par une augmentation notable du nombre d’incendies dans le monde et de leurs impacts. Il a rappelé que le rapport sur l’état des incendies de forêt pour 2024/2025 indique que la période allant de mars 2024 à février 2025 a enregistré près de 3,7 millions de kilomètres carrés de terres brûlées à l’échelle mondiale, ainsi que plus de 8 milliards de tonnes de dioxyde de carbone émises, soit une hausse d’environ 10 % par rapport à la moyenne mondiale de 2003. Plus de 100 millions de personnes ont été exposées aux risques de ces incendies, tandis que les pertes mondiales en biens et actifs ont atteint environ 215 milliards de dollars.

Il a ajouté que ces chiffres reflètent l’ampleur des défis croissants et confirment la nécessité urgente de renforcer la planification préventive, de développer les systèmes de réponse précoce et de tirer parti des technologies modernes, notamment l’intelligence artificielle, pour réduire les risques d’incendies et en limiter les impacts. Il a également indiqué que son université accorde une grande importance à la gestion des crises et des catastrophes, consciente de leurs répercussions sécuritaires, économiques et sociales, et soucieuse de renforcer la coopération régionale et internationale dans ce domaine.

Et d’ajouter que l’université a mis en place des programmes académiques avancés dans ce domaine, en plus de partenariats de qualité avec des organisations internationales, notamment l’Organisation internationale de protection civile et l’Agence internationale de l’énergie photovoltaïque, en plus de la publication de plus de 40 ouvrages scientifiques et l’organisation d’événements spécialisés. Il a indiqué que les études de l’université recommandent la création d’un centre de gestion des crises et des catastrophes afin de renforcer les capacités préventives et d’améliorer le niveau de préparation.

De son côté, le secrétaire général du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, Mohamed Ben Ali Koman, a souligné l’importance accordée par le Conseil à la prévention et à la gestion des catastrophes et des incidents majeurs à toutes leurs étapes. Il a rappelé que le Conseil a pris l’initiative, dès 1984, de créer le Bureau arabe de la protection civile et de l’environnement, et a instauré depuis 1987 une conférence biennale des chefs des services de protection civile des États membres, dont la dernière, la vingtième, s’est tenue à Bagdad les 27 et 28 août 2025.

Il a également passé en revue les réalisations issues de ces conférences, notamment l’élaboration d’un guide relatif aux normes nécessaires pour la prévention des risques d’incendie, ainsi que d’un guide arabe modèle pour l’analyse des causes des incendies.

Notons que l’Université arabe Naif des sciences de la sécurité constitue l’organe scientifique du Conseil des ministres arabes de l’Intérieur, chargé de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de la formation dans les domaines de la sécurité et les disciplines connexes.

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Auteur

La Presse

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