Tunisie : Mustapha Ferjani défend l’approche One Health à Lyon
Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a pris part, mardi 7 avril 2026 à Lyon, aux travaux du sommet international consacré à l’approche One Health, présidé par le président français Emmanuel Macron. Cette rencontre de haut niveau a réuni plusieurs chefs d’État, ministres, représentants d’organisations internationales et régionales, ainsi que des acteurs du secteur privé, de la société civile et des institutions de financement.
En marge de ce sommet, Mustapha Ferjani s’est entretenu avec Stéphanie Rist, ministre française de la Santé et de l’Accès aux soins. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale, notamment dans les domaines de la santé numérique, de la recherche médicale, de la télémédecine, ainsi que de l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la détection et le traitement des maladies émergentes. Les deux parties ont également évoqué le développement de la coopération dans le cadre de l’approche One Health et la création d’un centre national dédié en Tunisie.
Le ministre a en outre eu un échange avec Emmanuelle Soubeyran, directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé animale, autour du renforcement des programmes de coopération avec la Tunisie. Les deux responsables ont souligné l’importance de la mise en œuvre des engagements de la Déclaration de Carthage sur la santé unique.
Intervenant lors d’une session de haut niveau réunissant plusieurs responsables internationaux, Mustapha Ferjani a consacré son allocution à la problématique de l’usage excessif des antibiotiques. Il a présenté les priorités de la Tunisie en matière de prévention et insisté sur la nécessité de renforcer la coordination internationale à travers des mécanismes régionaux fondés sur le partage d’expertise, l’innovation et le développement, dans une perspective de santé mondiale commune.
En clôture d’une session ministérielle organisée par l’Agence française de développement sur le financement de l’agenda One Health, le ministre a souligné l’importance de privilégier la prévention afin de maîtriser la hausse des coûts des soins. Il a également appelé à développer des mécanismes de financement respectueux de la souveraineté des États, tout en mettant en avant le rôle central des banques de développement, qu’elles soient internationales ou multilatérales, dans la transition vers un modèle de santé plus intégré et durable.



