« Du trait à la gravure » à la TGM Gallery : Entre trace et empreinte
Avec cette exposition, la galerie prolonge sa démarche en réunissant des artistes de la région, où les gestes contemporains rencontrent les héritages modernes encore vibrants.
La Presse — La galerie TGM présente à partir du 9 avril, l’exposition collective « Du trait à la gravure » qui met en lumière ce lien organique entre le dessin et l’art de la gravure.
A découvrir, à cette occasion et jusqu’au 17 mai, une sélection d’œuvres réunissant des artistes de différentes générations avec des contemporains, tels que Baker Ben Fredj, Dabro, Emna Ghzaïel, Hamza Moussa, Othmane Taleb, Rachida Amara, Safa Attyaoui, Salwa El Aydi, Slim Gomri, Wissem El Abed et Fawzia Elhicheri ; et des figures majeures, dont les pratiques ont laissé une empreinte durable, à l’image de Hammadi Ben Saâd, Alexandre Roubtzoff, Aly Ben Salem, Ammar Farhat, Brahim Dhahak, Hedi Turki, Jellal Ben Abdallah, Zoubeïr Turki et Lamine Sassi.
Au commencement fut le trait. Il n’est pas encore forme, pas encore image, seulement une tension, un élan, une direction. Il est ce moment fragile où la pensée se risque dans la matière, où le geste devient déjà langage.
D’un simple tracé naît une multitude de possibles entre rythmes, ruptures, respirations… Le trait engage, structure, hésite, vascille, affirme.
Puis vint la gravure, comme un second temps, plus lent, plus dense. Là où le dessin se déploie, la gravure insiste. Elle creuse, elle marque, elle répète. Elle transforme l’instant en empreinte.
Entre relief et creux, entre apparition et disparition, elle organise un dialogue de pleins et de vides, où la matière devient mémoire. Le geste initial s’y dédouble, se fixe, se transmet, comme s’il refusait de disparaître.
Avec cette exposition, la TGM Gallery cherche à faire dialoguer les temporalités, à croiser les écritures et à mettre en résonance héritages et gestes contemporains, en réunissant des artistes issus de différentes générations et de diverses écoles.



