L’USBG 12e avec 25 points : En attendant le déclic
Les «Jaune et Noir» de Ben Guerdane continuent à broyer du noir avec un huitième match d’affilée sans victoire.
La Presse — Pour l’entraîneur Sofiene Hidoussi, venu tout feu tout flamme afin de mettre fin d’emblée à la crise de résultats de l’USBG, le match nul sur le score vierge de 0 – 0 contre l’ESM a été une très mauvaise performance.
Un faux pas au mauvais moment qui pourrait coûter très cher au décompte final. Surtout que cette partie ratée offrait une très belle opportunité pour creuser le fossé avant six journées de la fin avec les trois équipes du bas du tableau. Quatre longueurs d’avance sur la quatorzième place relégable ne constituent pas, en effet, une marge de sécurité suffisante pour aborder sans frayeurs les six rencontres restantes. Surtout que trois concurrents directs pour le maintien (l’ASG et la JSK loin des bases et l’ASS à Ben Guerdane) restent à affronter dans une âpre bataille pour la survie. Surtout aussi que la mission dans les trois autres matches contre l’USM, le ST et l’EST ne sera pas non plus de tout repos. Le nouvel entraîneur de l’USBG, qui avait beaucoup tablé sur cette empoignade avec les hommes d’Imed Ben Younes, se trouve désormais obligé de revoir tous ses plans et d’appréhender avec mesure l’avenir.
Un compartiment offensif toujours défaillant
L’enseignement majeur tiré de ce match nul contre l’équipe de Métlaoui ? C’est bel et bien ce jeu peu créatif et le petit nombre d’occasions de but créées pour maximiser les chances de marquer. Et force est de dire que pour son premier match à la tête des «Jaune et Noir», Sofiene Hidoussi n’a pas réussi en peu de temps à apporter des réponses tactiques à ce handicap important. Le trio d’attaque de départ ( Borhane Hakimi, Zineddine Kada et Nassim Chachia) n’a pas été la bonne formule pour emballer le match dès le coup d’envoi. Quarante cinq minutes de tâtonnement et de manque de réussite qui ont été compliquées et aggravées par le carton rouge écopé avant la pause par Wael Abdi. Les trois attaquants de départ ont été tous remplacés, mais ni Idriss Mhirsi, ni Lamine Touray, ni Rayan Chaibi n’ont pu changer le visage assez pâlot de la ligne avant.
Les changements apportés n’ont pas amené de la fraîcheur dans la percussion dans un compartiment qui a continué dans sa torpeur. Si ce problème n’est pas résolu pour les matches à venir, il sera très difficile de grappiller le bon nombre de points indispensables à la réussite de l’opération maintien aussi bien à domicile qu’à l’extérieur.



