Un indicateur économique met en évidence les principales contraintes pesant sur les entreprises, entre fiscalité élevée et lourdeurs administratives.
La pression fiscale en Tunisie a atteint un niveau comparable à celui des pays développés, a affirmé Mohamed Louzir, secrétaire général de la Chambre de commerce et d’industrie tuniso-française, lors d’une conférence de presse consacrée à la présentation des résultats de l’indicateur économique pour l’année 2025 et des perspectives pour 2026.
Selon cet indicateur, la fiscalité constitue le principal obstacle pour les entreprises, citée par 68 % des répondants. Elle est suivie par la complexité des procédures administratives, évoquée par 58 %, et par les contraintes liées au cadre juridique et économique, mentionnées par 54 %.
Mohamed Louzir a souligné que ces résultats traduisent le poids des charges fiscales sur l’activité économique, dans un contexte où les opérateurs appellent à des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires et à stimuler l’investissement.
De son côté, l’expert en investissement et en création de projets, Khalil Abidi, a nuancé cette analyse, estimant qu’il n’est pas pertinent de comparer la Tunisie aux pays développés, malgré un niveau de fiscalité élevé par rapport à des économies similaires.
Il a également relevé un décalage entre les contributions fiscales des entreprises et la qualité des services publics fournis, appelant à une meilleure efficacité des politiques publiques pour accompagner l’effort fiscal demandé aux opérateurs économiques.



