ST – Zommit, entraîneur jusqu’à la fin de la saison : En perte de vitesse
Deux parités poussives en Ligue 1 et une élimination précoce en Coupe de Tunisie, le pré-bilan stadiste sur ce cycle court n’a donc pas été mis à profit.
La Presse — Aujourd’hui, le Stade Tunisien reste ancré au pied du podium et voit même le CSS, 3 de rang, creuser l’écart. Saïd Saïbi a fait les frais de ce mauvais cycle de résultats. Il connaît le même sort que Ammar Souayah et avant lui Chokri Khatoui. C’est l’ex-adjoint de Maher Kanzari, Sami Zommit, qui a été mandaté par les dirigeants stadistes jusqu’à la fin de la saison( l’accord de principe a été conclu avec Tarek Jaraya avant un surprenant désistement). Le ST ne passe pas par une bonne période et voit ses objectifs s’éloigner doucement.
Récemment, face à l’ESZ, la production d’ensemble du Stade Tunisien n’avait pas de quoi rassurer, alors que les choix du coach étaient tout autant discutables. En effet, à la recherche d’un second souffle offensif à l’équipe, l’ex-entraîneur Saïd Saïbi a chamboulé tout le compartiment d’attaque sans succès. Plus que des nuances apportées, le coach bardolais a ainsi laissé son avant-centre Amadou Ndiaye sur le banc et lancé la pointe Amine Haboubi d’entrée. Saïd Saïbi a aussi titularisé l’ailier droit Dhaflaoui qui a fait « doublon » avec Youssef Saâfi, l’animateur habituel du couloir droit. Cela dit, avec Youssef Saâfi dans un rôle hybride de demi droit, Rafaeddine Riahi, jusque-là précieux et productif à chaque fois qu’il fût sollicité d’entrée, l’équipe a éprouvé toutes les peines du monde pour produire du jeu en raison de lignes espacées et des appels et contre-appels toujours anticipés par les défenseurs et les pistons de l’ESZ.
Enfin, le 3e élément du milieu, le Sénégalais Diop, manque encore visiblement de vivacité et de vista sur le terrain pour varier les relances selon les situations de jeu.
Bâtir sur la défense
Face à une ES Zarzis entreprenante mais pas assez lucide pour percer les lignes défensives stadistes, les seules satisfactions sont justement à chercher en défense, un compartiment qui a le mérite de rassurer avec quasiment le même quatuor aligné depuis quelque temps. Le nouvel entraîneur stadiste peut bâtir sur cette solidité défensive expliquée justement par des choix stables et par des joueurs assez réguliers. Au sein de l’arrière-garde stadiste, seul l’axial Mounir Jelassi alterne parfois avec Skander Sghaïer, alors que le libéro Marouane Sahraoui, les latéraux Aziz Saïhi et Hedi Khalfa sont des permanents.
Globalement, en cette fin de saison, au cœur du jeu tout comme sur le front, les rotations n’ont plus lieu d’être car cela influe sur l’expression et le cachet propre de l’équipe. Enfin, l’on se demande aussi pourquoi certains joueurs ont été déclassés depuis quelque temps, passant de titulaires au banc et même hors liste tantôt. Outre l’ailier gauche Abderrahman Hanchi, toujours réserviste, l’on pense au pivot Rayan Smaâli qui a cependant été incorporé vers la fin face à l’ESZ, au demi droit Amath Ndaw, disparu des radars et à la sentinelle Yussuf Touré, dont les services ne sont sollicités que par intermittence. Sami Zommit, qui connaît bien tout ce beau monde, est le mieux habilité pour changer le look de l’équipe. Ce ne sera pas aisé.



