Crise du détroit d’Ormuz : l’Europe rejette fermement tout droit de passage imposé par l’Iran
La communauté internationale multiplie les mises en garde face aux menaces pesant sur la fluidité du commerce mondial. Ce jeudi, l’Union Européenne ainsi que les gouvernements français et britannique ont exprimé leur vive opposition à toute tentative de monétisation du passage par le détroit d’Ormuz, rappelant le caractère sacré de la liberté de navigation.
Le porte-parole de l’Union européenne, Anouar Anouni, a ouvert le bal des déclarations en affirmant que l’UE rejette catégoriquement l’idée d’un système de paiement pour transiter par ce point névralgique. Il a insisté sur le fait que le détroit doit demeurer gratuit et ouvert, garantissant ainsi une circulation maritime sans entraves.
Cette position a été relayée avec force par le Premier ministre britannique, Keir Starmer. S’exprimant ce jeudi, le chef du gouvernement a déclaré que l’Iran ne devait en aucun cas prendre le détroit d’Ormuz en otage. Il a appelé à une intensification des efforts diplomatiques et techniques pour restaurer et sécuriser la navigation dans la zone.
La France a également fait entendre sa voix par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Ce dernier a qualifié l’éventuelle instauration de taxes de passage d’« inacceptable » et de « violation flagrante du droit international ». Selon le chef de la diplomatie française, la liberté de navigation dans les eaux internationales constitue un droit universel et humain qui ne peut être restreint par des obstacles financiers ou réglementaires.
Le ministre a conclu en rappelant que la communauté internationale ne saurait se plier à une telle mesure, qu’il juge illégale, les eaux internationales devant par nature rester libres d’accès pour l’ensemble de la flotte mondiale.



