La lecture, levier de justice culturelle
LA Tunisie s’apprête à vivre, à partir du 15 avril, le mois de la lecture avec le lancement de la 34e édition des Journées nationales de la lecture, placées sous le thème «Les bibliothèques publiques : pour une justice culturelle et une société qui lit», et la tenue, du 23 avril au 3 mai 2026, de la Foire internationale du livre.
Ces événements interviennent à point nommé pour redonner plus de vigueur à un domaine qui connaît, depuis quelque temps, une désaffection généralisée dans le monde entier marqué par une domination des médias audiovisuels et, surtout, les réseaux sociaux et le Net.
Ainsi, ce genre de manifestation ne peut qu’être le bienvenu pour booster ledit secteur avec les objectifs de «consacrer les droits culturels pour tous les citoyens » et à « garantir un accès équitable au savoir pour l’ensemble des catégories sociales».
Il serait, par ailleurs, utile et intéressant d’avoir une idée précise sur le nombre de personnes, notamment les jeunes, fréquentant les bibliothèques publiques dont le rôle est à mettre en relief en leur qualité d’espace d’inclusion sociale et de diffusion du savoir, afin de concrétiser le principe de l’égalité des chances entre les différentes composantes de la société, surtout que la bibliothèque publique constitue, grâce aux progrès technologiques, un lieu permettant l’accès gratuit à l’information et aux services numériques.
En effet, qui dit lecture, dit bibliothèques publiques qui représentent des espaces où l’accès à la connaissance est facile pour faire de la lecture un droit universel, sans distinction du niveau économique ou social des citoyens, ce qui leur confère un rôle déterminant en se présentant comme un troisième espace, ni domicile ni lieu de travail.
Autrement dit, il s’agit d’une sorte de carrefour servant pour les échanges intellectuels, fournissant gratuitement informations, ressources numériques et services culturels à l’ensemble de la population.
Toutefois, en dépit de tous les efforts déployés en faveur de la lecture, beaucoup reste à faire dans le but de réconcilier le commun des citoyens avec le livre dans la mesure où le ressenti semble encore loin des objectifs voulus en cette année 2026, proclamée «Année de la lecture» afin de promouvoir la lecture comme droit fondamental pour le développement intellectuel et culturel.
Les orientations stratégiques actuelles visent par conséquent le principe d’accès au savoir par le biais de la lecture au profit de toutes les franges de la société, l’objectif final étant de consacrer l’égalité des chances comme socle d’une politique culturelle inclusive et ambitieuse.



