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200 médicaments manquent sur le marché tunisien !

  • 10 avril 17:48
  • 2 min de lecture
200 médicaments manquent sur le marché tunisien !

La Tunisie fait face à une crise préoccupante dans l’approvisionnement en médicaments, avec environ 200 spécialités jugées essentielles actuellement indisponibles sur le marché, dont plusieurs traitements destinés aux patients atteints de cancer. C’est ce qu’a alerté le rapporteur de la commission de la santé et des affaires sociales au Parlement, Raouf Fkiri.

S’exprimant lors des travaux parlementaires consacrés au secteur de la sécurité sociale et à la politique du ministère des Affaires sociales, le député a souligné l’ampleur des difficultés rencontrées par les citoyens pour accéder aux traitements de base. Selon lui, cette situation reflète une tension réelle et persistante sur la chaîne d’approvisionnement pharmaceutique dans le pays.

Raouf Fkiri a également regretté l’absence du ministre des Affaires sociales à la séance d’audition dédiée à la présentation de la vision du ministère concernant la réforme structurelle globale du système de sécurité sociale. Cette absence, a-t-il indiqué, a privé les députés d’un échange direct sur des questions jugées stratégiques pour l’avenir du système social.

Par ailleurs, le parlementaire a relevé que la présentation fournie par les représentants du ministère manquait de données chiffrées précises et d’indicateurs statistiques permettant d’évaluer de manière objective la situation du secteur. Il a estimé que ce déficit d’information limite la capacité d’analyse et de prise de décision.

Face à cette conjoncture, Raouf Fkiri a appelé à la mise en place de solutions urgentes et structurelles afin de répondre à la crise d’approvisionnement. Il a insisté sur la nécessité d’une intervention rapide des autorités concernées pour sécuriser l’accès aux médicaments essentiels et mettre fin aux difficultés rencontrées par les patients.

Le député a enfin souligné que la continuité de cette situation risque d’aggraver la souffrance des citoyens et de fragiliser davantage le système de santé, appelant à une coordination renforcée entre les différents acteurs du secteur pharmaceutique et les autorités publiques.

Auteur

S. R

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