324 postes de nageurs-sauveteurs à pourvoir pour sécuriser les plages
À l’approche de la saison estivale 2026, les municipalités du littoral tunisien se mobilisent pour garantir la sécurité des baigneurs. Une vaste opération de recrutement a été lancée dans plusieurs gouvernorats de la République afin de pourvoir 324 postes de nageurs-sauveteurs. Ce dispositif préventif, qui concerne tant les plages que les piscines municipales, vise à renforcer les capacités d’intervention durant la période de haute affluence s’étendant du début du mois de juin jusqu’à la mi-septembre.
La répartition des effectifs témoigne de l’importance des enjeux sécuritaires dans certaines zones particulièrement fréquentées. La municipalité de Tabarka, dans le gouvernorat de Jendouba, arrive en tête des besoins avec 80 postes à pourvoir. Elle est suivie de près par La Marsa, qui recherche 54 agents, et Raoued avec 50 postes. Dans le cap Bon et le Grand Tunis, le recrutement se poursuit également à Nefza avec 36 postes, Menzel Temime avec 30 postes, ainsi qu’à La Goulette qui en propose 24. Les communes de Korba, Tazarka et Sidi Bou Saïd complètent ce dispositif, tandis que la mairie de Tunis a réservé 5 postes spécifiquement pour la piscine municipale du Belvédère.
Les candidats intéressés doivent respecter un calendrier rigoureux. Si les communes de Sidi Bou Saïd, Korba et Nefza clôtureront les dépôts de dossiers dès le 30 avril 2026, d’autres municipalités comme La Marsa ou Tabarka accordent un délai supplémentaire allant jusqu’à la fin du mois de mai. Pour postuler, les candidats doivent être majeurs, disposer d’une aptitude physique et mentale rigoureusement attestée par un certificat médical et, surtout, réussir les tests physiques et pratiques organisés sous l’égide de l’Office National de la Protection Civile.
Cette campagne de recrutement s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue. Bien que le nombre de noyades ait connu une légère baisse en 2025 avec 31 décès recensés contre 34 l’année précédente, la pression sur les services de secours reste immense. Au pic de l’été dernier, les unités de la Protection Civile ont dû intervenir en moyenne 24 fois par heure pour porter assistance aux estivants.
Face à ces défis, les autorités envisagent une réforme profonde du statut des sauveteurs. Le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Abdelhafidh, a récemment confirmé la révision de la réglementation en vigueur. L’objectif est de rendre ces fonctions plus attractives, alors que la concurrence des établissements touristiques privés est forte. Actuellement indexées sur le salaire minimum, les rémunérations pourraient être revalorisées dans le cadre d’un vaste projet de modernisation de la Protection Civile, soutenu par un partenariat financier avec l’Agence Française de Développement.



