gradient blue
gradient blue
A la une Culture

79e Festival international de Cannes : Une compétition portée par Farhadi, Almodóvar et Kore-eda

  • 11 avril 19:45
  • 4 min de lecture
79e Festival international de Cannes : Une compétition portée par Farhadi, Almodóvar et Kore-eda

La compétition du 79e Festival de Cannes réunit plusieurs figures majeures du cinéma mondial, entre grands auteurs confirmés et nouvelles générations de cinéastes. Le Festival, qui se tiendra du 12 au 23 mai, sera ouvert par La Vénus électrique de Pierre Salvadori.

La Presse —Dévoilée par Thierry Frémeaux jeudi dernier, l’édition 2026 témoigne une nouvelle fois de l’ambition internationale de la manifestation. Avec 2.541 films soumis en provenance de 141 pays, elle confirme le rôle central du Festival dans le paysage cinématographique mondial.

Parmi les 21 films retenus en compétition pour la Palme d’or, un 22e devant encore s’ajouter, se côtoient grands noms du cinéma d’auteur et nouveaux venus.

Onze réalisateurs y participent pour la première fois, dont cinq réalisatrices. Le délégué général du festival rappelle, à ce titre, la vocation de l’événement : «Cannes ne renonce jamais à une certaine exigence artistique». La compétition réunit des habitués tels l’Iranien Asghar Farhadi (Histoires parallèles), l’Espagnol Pedro Almodóvar (Amarga Navidad), le Japonais Hirokazu Kore-eda (Sheep in the Box), le Roumain Cristian Mungiu (Fjord) ou encore le Russe Andreï Zviaguintsev (Minotaure).

Elle met également en lumière plusieurs cinéastes de la nouvelle génération : le Belge Lukas Dhont avec «Coward », l’Espagnol Rodrigo Sorogoyen qui présente « El ser querido », tandis que le Français Arthur Harari est en lice avec « L’Inconnue » et le Belge Emmanuel Marre avec « Notre salut ».

À leurs côtés figurent également plusieurs cinéastes femmes, dont les Françaises Charline Bourgeois-Tacquet (La vie d’une femme) et Jeanne Herry (Garance), ainsi que l’Allemande Valeska Grisebach (Das geträumte Abenteuer) et l’Autrichienne Marie Kreutzer (Gentle Monster). À l’inverse, le cinéma américain se fait discret dans cette compétition, avec un seul représentant : Ira Sachs, qui présente « The man I love ».

Les films sélectionnés explorent des thématiques ancrées dans le réel : conflits contemporains, mémoire historique, dérives du pouvoir, relations intimes ou mutations technologiques, confirmant la vocation du festival à interroger le monde par le cinéma.

«Un Certain Regard» concentre les cinémas arabe et africain

Au sein de la sélection, les cinémas arabe et africain trouvent leur place dans la section «Un Certain Regard», qui réunit quinze films dont quatre issus de ces contrées. Cette section joue un rôle essentiel dans la découverte de cinéastes émergents et de récits venus de zones de production moins représentées dans la compétition.

Le cinéma arabe y est représenté par «La más dulce» de Laïla Marrakchi (Maroc) et «Yesterday the Eye Didn’t Sleep» de Rakan Mayasi (Palestine). Du côté africain figurent «Congo Boy» de Rafiki Fariala (Centrafrique et Congo) et «Ben’imana» de Marie-Clémentine Dusabejambo (Rwanda).

Mais, en revanche, le cinéma tunisien est absent de l’ensemble de la sélection officielle. Au-delà de la compétition et d’Un Certain Regard, les sections «Hors compétition», «Cannes Première», «Séances de minuit» et les «Séances spéciales» illustrent la volonté du festival d’embrasser la diversité des formes et des écritures, en mettant en avant documentaires et œuvres hybrides. Cette 79e édition, dont le jury est présidé par le cinéaste sud-coréen Park Chan-wook, s’inscrit également dans une ouverture accrue au cinéma asiatique, dont l’influence ne cesse de croître.

Fidèle à sa vocation, le Festival de Cannes entend défendre le cinéma comme une expérience collective en salle et comme un art capable de refléter, questionner et éclairer les réalités contemporaines.

Auteur

Samira DAMI

You cannot copy content of this page