Comment la Tunisie sécurise désormais les accidents impliquant des véhicules étrangers
Le Bureau unifié automobile tunisien (BUTA) franchit cette année le cap des vingt ans d’existence, une période durant laquelle il est passé d’une simple structure de coordination entre assureurs à une institution centrale dans la numérisation et dans la protection des victimes d’accidents de la route impliquant des véhicules étrangers.
En 2025, le bureau a versé près de 9 millions de dinars d’indemnités aux victimes d’accidents causés par des véhicules étrangers sur le territoire tunisien, et a traité plus de 1 300 dossiers, selon son directeur général, Ahmed Hadroug. Ces chiffres illustrent, a-t-il déclaré à l’agence TAP, l’efficacité croissante du BUTA dans la préservation des équilibres financiers et dans la coopération avec les bureaux internationaux et arabes.
Fermement engagé dans la stratégie nationale de transition numérique, le bureau a finalisé la dématérialisation de la “carte orange” et de la “carte verte”, désormais disponibles sous forme de documents entièrement électroniques, téléchargeables et utilisables lors des déplacements vers les pays européens ou arabes. Une plateforme intégrée de gestion électronique des dossiers (GED) a également été développée, réduisant les délais de traitement et la bureaucratie.
L’une des avancées majeures récentes réside dans l’interconnexion avec les postes frontaliers. Conformément à un accord avec la Direction générale des douanes, 11 postes frontaliers terrestres avec la Libye et l’Algérie ont été équipés de technologies de lecture rapide. Dans les prochains mois, les systèmes informatiques des deux parties seront interconnectés afin de renforcer la vérification des couvertures d’assurance et de lutter contre les tentatives de falsification de cartes internationales, garantissant ainsi les droits des victimes tunisiennes.
Pour l’avenir, Ahmed Hadroug a affirmé que le bureau déploie un plan stratégique ambitieux visant à diversifier ses activités et ses sources de financement, à élargir l’offre de services d’assurance internationale et à adapter les normes nationales aux exigences du Conseil des Bureaux de la Carte Verte et des organisations arabes. Des points de distribution numériques seront également installés aux postes frontaliers, en coordination avec les compagnies d’assurance.
“Ce parcours, qui est entré en vigueur en 2006, a prouvé que le Bureau unifié automobile tunisien n’est plus seulement une structure technique, mais qu’il est devenu un pilier essentiel garantissant la sécurité des transactions d’assurance et facilitant la circulation des personnes et des véhicules à travers les frontières, dans un environnement technologique sécurisé et adapté aux évolutions mondiales”, a conclu le responsable.



