Image : illustration IA
Quelques mois à peine après la mort de « Baby », deux éléphantes sont arrivées hier au port de Radès en provenance de Pologne. Celles-ci sont encore dans l’attente de l’achèvement des procédures relevant des services sanitaires du ministère de l’Agriculture pour leur entrée officielle sur le territoire tunisien.
Multiples voix ont appelé à la nécessité d’accélérer ces formalités, afin de permettre le transfert des deux animaux vers leur destination finale dans les plus brefs délais, conformément aux lois en vigueur.
L’accent a également été mis sur l’importance de garantir des conditions de séjour appropriées pour les deux éléphantes durant cette période d’attente, notamment en termes de nutrition, de soins de santé et d’espace suffisant, afin de préserver leur bien-être.
Moult appels ont donc été lancés sur les réseaux sociaux implorant le ministère de l’Agriculture d’intervenir en urgence pour assurer un suivi rigoureux de ce dossier. Et ce, pour ne pas revivre les méandres d’un risque pouvant affecter les animaux en question. L’appel a été lancé dans le but de lever les obstacles afin d’accélérer le traitement des procédures, tout en garantissant le respect des normes en vigueur en matière de protection animale et de gestion de tels cas.
Accord
Il est à rappeler que la destination finale des éléphantes est le Parc Zoologique du Belvédère à Tunis. Ce transfert s’inscrit dans une volonté de repeupler le parc après une période où il ne comptait plus aucun éléphant, notamment après la mort de Baby le 29 janvier 2026. Il est également à noter que les autorités et les services vétérinaires compétents préparent actuellement leur accueil pour garantir que les deux nouvelles venues disposent de l’espace et des soins nécessaires dès leur sortie du port. Il est aussi à rappeler que ce transfert est le fruit d’un accord de coopération bilatérale entre la Tunisie et la Pologne lequel vise à renforcer les échanges techniques et scientifiques en matière de gestion de la faune sauvage.
L’accord stipule que la Tunisie doit respecter des normes strictes de bien-être animal, incluant un suivi vétérinaire régulier et des infrastructures adaptées. Et ce, pour éviter de reproduire les erreurs du passé, notamment le décès de Baby, à l’âge de 42 ans.
Un sort différent
Baby, rappelons-le, est arrivée de France en 2023. Il s’agissait d’une ancienne éléphante de cirque présentant des séquelles physiques notamment une malformation à une patte ainsi que des signes de stress liés à son passé. Sa mort a déclenché une vive polémique sur les conditions de détention au zoo, l’isolement de l’animal et le manque d’enrichissement de son enclos. Une enquête a d’ailleurs été annoncée pour déterminer les causes exactes du décès, officiellement attribué à des causes naturelles par la direction du parc. Et c’est précisément en raison de cet antécédent que les procédures au port de Radès sont aujourd’hui suivies de très près par les défenseurs des animaux et les autorités sanitaires.



