Patrice Beaumelle n’a pas vraiment le choix. Il ne peut compter que sur le même groupe à sa disposition au match aller. Toutefois, il n’a pas exploité toutes ses solutions de rechange à Radès.
La Presse — Une chose est sûre : Patrice Beaumelle doit revoir sa copie à Pretoria pour rattraper le retard concédé à Radès où l’Espérance a perdu la manche aller. Une courte défaite qui s’inscrit dans la logique des choses : les “Sang et Or” n’ont pas exploité leurs moments forts, en première mi-temps en particulier.
Si Mohamed Ben Hmida n’avait pas trop conservé le ballon et si la chance n’avait pas tourné le dos à Florian Danho, le match aurait pris une autre tournure. Il y avait aussi ce but de Aboubacar Diakité refusé par l’arbitre après recours à la VAR qui a refroidi tous les joueurs. Sauf que l’arbitrage fait partie du jeu et on ne peut que se fier à ses décisions tant que l’action de la faute de Jelassi sur le gardien de but adverse laisse libre cours à toute interprétation.
Bref, les Espérantistes ne peuvent en vouloir qu’à eux-mêmes de ne pas avoir su concrétiser au moins une des occasions qui se sont présentées à eux. En football, il ne suffit pas d’être le meilleur pour l’emporter, mais plutôt le plus réaliste, le plus intelligent.
Dräger, Rafia et Ben Ali, que des cartes à jouer…
Au vu du résultat du match aller, Patrice Beaumelle a échoué à faire revenir l’équipe dans le match malgré les quatre changements opérés. A l’heure du jeu, il a incorporé simultanément Diakité et Diarra respectivement à la place de Sasse (bien loin de son niveau habituel) et Boualia (qui s’est surpassé).
L’entrée de Diakité et Diarra a apporté la plus value escomptée et si le fameux but n’avait pas été refusé, l’analyse du match aurait été autre et on aurait parlé de changements payants.
Patrice Beaumelle a aussi vu juste en remplaçant Tka par Hadj Ali, ce qui a donné plus de rapidité aux transitions et permis ainsi une meilleure maîtrise des débats au niveau de l’entrejeu.
Quant à l’incorporation de Jabri à la place de Konaté à l’ultime minute du temps réglementaire, elle n’a pas vraiment aidé l’attaque à se montrer plus percutante. Le problème de Achref Jabri est qu’il a couru derrière le ballon sans en faire bon usage dans les 20 derniers mètres. Or, c’est ce qu’on attend d’un avant-centre.
Ceci dit et même s’il dispose des mêmes joueurs au match retour, le coach “sang et or” n’a pas abattu toutes ses cartes face à Mamelodi Sundowns. Restés sur le banc des remplaçants à Radès, Hamza Rafia, Mohamed Dräger et Mohamed Ben Ali (on peut ajouter Khalil Guennichi si besoin est) sont autant de joueurs opérationnels à 100% et donc fin prêts à aider à renverser la table à Pretoria.
Les “Sang et Or”, qui ont renversé Al Ahly chez lui au tour précédent, doivent retrouver leurs esprits, remettre les pieds sur terre et redoubler d’efforts pour rattraper d’abord leur retard avant de marquer un but qui les conduirait en finale. Pour ce faire, Florian Danho doit se montrer perspicace et tous ses équipiers doivent prendre leurs gardes au moment d’attaquer. L’espoir demeure réel pour une place en finale.



