Conviction présidentielle réitérée : Un nouvel ordre humaniste pour l’Afrique
La visite du ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier J.P. Nduhungirehe, envoyé spécial du Président Paul Kagame auprès du Chef de l’Etat, a constitué une occasion pour discuter de l’état des relations bilatérales et, surtout, de l’évolution de la coopération entre les différents pays africains.
La Presse — En effet, porteur d’une lettre manuscrite adressée au Président de la République par son homologue rwandais, l’hôte a été reçu au Palais de Carthage pour un entretien portant sur les diverses questions préoccupant les peuples du continent, plus particulièrement les guerres d’extermination et autres conflits armés internes.
Un des phénomènes portant préjudice à l’avenir de l’Afrique est ce contraste incompréhensible entre les fléaux de la pauvreté et la famine généralisée à presque tous les pays et les multiples capacités humaines et autres richesses et ressources naturelles existantes partout dans le continent africain.
Le Président Kaïs Saïed a tenu à mettre en avant le rêve ayant marqué et marque les esprits des peuples d’Afrique ainsi que les fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine (actuelle UA), un rêve qui s’évapore malheureusement au fil du temps, sachant que plus de 60 ans se sont écoulés depuis la naissance du groupement panafricain.
Le Chef de l’Etat a saisi cette occasion pour réitérer l’attachement du pays à son appartenance africaine, tout en remettant à l’ordre du jour son appel en faveur d’un nouvel ordre humaniste basé sur de nouveaux concepts à l’instar de l’élan de solidarité exprimé pour la juste cause du peuple palestinien qui résiste depuis plusieurs décennies à un véritable génocide perpétré par la machine militaire sioniste.
Il faut dire que, depuis son accession à la magistrature suprême en 2019, le Président Kaïs Saïed n’a manqué aucune occasion pour crier haut et fort l’appartenance de la Tunisie à l’Afrique tout en assurant que le projet porté par la Tunisie et plusieurs pays du continent ne se limite pas uniquement, à un secteur précis, mais porte sur une vision globale concernant l’avenir de toute l’Afrique et de l’humanité.
D’ailleurs, lors de sa participation à la 4e édition du Salon du commerce interafricain tenu en septembre 2025 à Alger, le Chef de l’Etat s’est félicité, certes, de la coopération en matière de commerce, d’infrastructures, d’agriculture, de nouvelles technologies ou de services, mais il a insisté, en même temps, sur l’émergence d’une vision globale et intégrée, fondée sur des idées et des concepts novateurs conçus par l’Afrique et pour l’Afrique dans le cadre d’une volonté souveraine.
Dans le même ordre d’idées, l’accent a été mis sur la nécessité pour les pays africains de compter sur leurs propres potentialités tout en restant ouverts à la coopération avec les partenaires internationaux dans le respect des intérêts de leurs peuples.
Soulignons, également, que contrairement aux allégations propagées par certaines parties malfaisantes, le Président de la République a toujours défendu les principes humanistes et les droits des Africains tout en mentionnant en substance, lors d’une rencontre avec le Président de la République de Guinée Bissau : «Je suis Africain et je suis fier de l’être».
En bref, les faits prouvent que la Tunisie nouvelle demeure bien ancrée dans le fief africain tout en étant déterminée à servir le continent dans un cadre collectif et une vision globale en vue de hisser le continent à des paliers supérieurs.



