Le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie a fait paraître un communiqué annonçant l’ouverture d’un appel à projets pour la production d’électricité à partir de l’énergie solaire photovoltaïque, dans le cadre de la sixième ronde du régime des autorisations. Ces projets seront destinés à la vente intégrale à la Steg de l’électricité produite.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du décret n° 1123 du 24 août 2016 régissant les autorisations dans le secteur des énergies renouvelables. Elle repose également sur les tarifs d’achat fixés par la décision ministérielle du 9 octobre 2024 qui encadre les conditions de commercialisation de l’électricité produite ainsi que le contrat type de vente applicable, invitant ceux qui désireraient réaliser des projets pour produire de l’électricité à céder à la Steg de déposer leur candidature. C’est une très bonne chose.
Notons que toutes ces dispositions datent de 2016 et 2024. Pourtant, dans ce domaine, bien des choses ont changé et le marché est inondé de nouveaux moyens d’avoir de l’énergie solaire utilisable. D’ailleurs, les publicités relatives à ce secteur deviennent envahissantes aussi bien sur les réseaux sociaux que sur les divers moyens de communication.
De toutes les manières, il faudrait convenir que la Steg ne peut pas tout faire et comme elle possède le monopole de la production au niveau national, il faudrait trouver l’astuce pour l’aider. L’aide se fera non pas seulement par le choix de s’équiper d’une installation photovoltaïque, mais avec le développement de ce secteur, on pourrait surtout accélérer le processus et alléger la charge de l’Etat au niveau de l’aide qu’il consent dans ce domaine de l’énergie et surtout gagner du temps.
Il nous semble qu’étant donné que la porte est ouverte, il faudrait aller plus loin.
Les nouvelles cités émergent un peu partout dans tous les gouvernorats du pays. Dans les plans et tracés de ces cités, on prévoit le lieu où seront érigés les écoles, les collèges, le complexe sportif ou le stade, la mosquée, les grandes surfaces éventuelles, etc. L’équipement photovoltaïque devrait faire partie de ces prévisions. Les frais, surtout avec le retour de la location-vente, deviennent insignifiants.
Indépendamment de cet aspect, actuellement se trouvent sur le marché des accumulateurs de différentes puissances. Ces accumulateurs se rechargent et dispensent l’énergie accumulée et en cas de besoin pompent sur la Steg. Au cours de la journée, ils accumulent et une fois chargés, dirigent le surplus vers notre producteur national.
Pour les écoles et collèges, pour les mosquées, les agences bancaires, la poste, les bureaux relevant des municipalités, des ministères etc, l’installation et l’équipement en photovoltaïque devrait être fait automatiquement.
Considérant que c’est la tendance choisie pour exploiter cette énergie gratuite et disponible, le fait d’attendre que la vente s’effectue, que le nouveau propriétaire fasse la demande, qu’on vienne établir un devis, que l’on contracte un contrat avec une banque, que l’on paie les intérêts du prêt au prix fort, ne se concilie nullement avec une stratégie nationale d’économie d’énergie.
Il faudrait gagner ce temps, qui représente une sérieuse économie pour toutes les parties prenantes et opter pour une politique réellement nationale.



