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Editorial

Le tourisme et la culture au service du développement

  • 19 avril 2026
  • 3 min de lecture

LA culture et le tourisme jouent, à n’en point douter, un rôle important dans la dynamique économique nationale, ce qui incite l’Etat à accorder un intérêt capital et accru à ces deux secteurs en menant des actions intensives pour la mise en relief des sites faisant partie du patrimoine archéologique et naturel.

Dans cet ordre d’idées, l’inscription du géoparc de Dahar au patrimoine mondial de l’Unesco vient à point nommé pour valoriser ce territoire très spécial dans le sens où il couvre près de six mille kilomètres carrés à cheval entre les trois gouvernorats du Sud du pays, en l’occurrence Gabès, Médenine et Tataouine, tout en englobant le massif montagneux de Djebel Dahar.

Cette nouvelle consécration vient enrichir le patrimoine national, universellement reconnu sur le plan culturel, naturel et géologique qui consolide le rayonnement culturel de la Tunisie en attendant de récolter véritablement les dividendes au niveau touristique.

On s’interroge, en effet, sur le réel impact des dizaines de sites placés sur la liste du patrimoine universel en tant que levier pour la promotion socioéconomique du pays, sachant que sous d’autres cieux, ce volet représente une part substantielle de l’afflux des visiteurs étrangers et de l’apport financier.

En outre, si on se félicite des efforts déployés pour valoriser nos sites, on se demande si ces derniers attirent l’afflux escompté en tant que destination culturelle et touristique pour les citoyens tunisiens, aussi, dans la mesure où ce patrimoine revêt des dimensions à la fois culturelle, matérielle, immatérielle, documentaire, géologique et académique.

Il est utile de mentionner que l’inscription du géoparc de Dahar vient renforcer la diversification et l’attractivité du produit touristique et culturel tunisien conformément aux orientations stratégiques et aux axes prioritaires formant un atout majeur pour le positionnement de notre pays sur le segment de l’écotourisme.

Figurant parmi les trois seuls en la matière en Afrique, ce géoparc permet de préserver le patrimoine culturel diversifié, tout en favorisant le développement durable lié aux sites patrimoniaux afin de garantir la transmission de l’héritage culturel aux générations futures, sachant que de Carthage à Djerba, en passant par Dougga, Kairouan, Sousse et Kerkouane, la Tunisie compte un grand nombre de sites et lieux qui rejaillissent sur son tourisme et les politiques de préservation du patrimoine.

Sans doute, cette nouvelle labellisation constitue-t-elle le fruit d’une action collective engageant les acteurs locaux, institutions et experts en vue de s’imposer en tant que modèle de tourisme durable où la protection de la biodiversité et du patrimoine humain est au cœur du développement.

Auteur

Noureddine HLAOUI

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