Présidence du Gouvernement : Les concours de reclassement des agents de l’État sont organisés en fonction des demandes reçues par ses services
La Présidence du Gouvernement a récemment apporté des éclaircissements sur les mécanismes de reclassement des agents de l’État. Désormais, l’ouverture des concours de promotion interne est strictement conditionnée par les demandes effectives des ministères et l’existence de vacances de postes réelles.
Dans une réponse détaillée adressée au député Saber Masmoudi, la Présidence du Gouvernement a précisé les modalités de mise en œuvre du décret n° 1143 de l’année 2016. Ce texte, qui régit le reclassement des fonctionnaires et ouvriers de l’État, des collectivités locales et des établissements publics, trouve son application à travers des arrêtés publiés au Journal Officiel en fonction des sollicitations des différents départements ministériels.
Des avancées concrètes pour plusieurs corps de métier
Le bilan communiqué sur le site de l’Assemblée des représentants du peuple montre une progression notable du dossier. Des arrêtés de reclassement ont déjà été finalisés pour les cadres de l’enseignement secondaire et primaire, ainsi que pour les corps administratifs et techniques communs, incluant les ingénieurs, les analystes et les techniciens.
Concernant les filières spécialisées, les nouvelles sont encourageantes pour les professionnels de l’informatique. Les arrêtés fixant les modalités de concours pour les grades d’analyste et de programmeur ont été officiellement publiés le 13 mars 2026. En revanche, les agents aspirant au grade de technicien supérieur devront patienter encore un peu, le projet de décret correspondant étant toujours en cours d’élaboration.
Une gestion décentralisée des besoins
Interrogée sur la mise en œuvre des épreuves pour le grade d’ingénieur principal, la Présidence du Gouvernement a tenu à rappeler la répartition des responsabilités. Si le cadre réglementaire est fixé au niveau central, le déclenchement effectif des concours de reclassement relève de la compétence directe de chaque ministre de tutelle.
Cette approche vise à garantir que chaque promotion répond à un besoin logistique et humain concret au sein de l’administration, évitant ainsi des recrutements ou des promotions déconnectés des réalités de terrain. L’accès à ces nouveaux grades reste donc soumis à une sélection rigoureuse par voie de concours, garantissant l’équité entre les agents publics.



