« Dictionnaire amoureux de la Tunisie » est le nouvel ouvrage de la romancière et journaliste franco-tunisienne Fawzia Zouari, récemment paru aux éditions françaises Plon. Fruit de deux années de travail, ce livre se présente comme un hommage personnel et passionné à son pays natal, offrant un regard empreint de tendresse, loin des clichés et des images classiques. L’ouvrage propose ainsi une traversée vibrante de l’histoire millénaire de la Tunisie.
De A comme Azzedine Alaia, célèbre styliste né à Tunis, à Z comme la Mosquée Zitouna, lieu emblématique de la médina de Tunis, l’autrice, dresse, sur près de 500 pages, un portrait intime de « sa » Tunisie.
« Un petit pays qui a tout d’un grand ! : ainsi les Tunisiens résument-ils souvent leur pays. Concentré de civilisations et véritable livre d’histoire à ciel ouvert, à l’avant-garde de la culture arabe, la Tunisie est ici racontée par l’une de ses filles ». L’exiguïté territoriale du pays ne l’a pas empêché de donner jadis son nom -Ifriqiya- au continent africain, ni d’inscrire dans son histoire de nombreux épisodes fondateurs et courants de pensée. A elle seule, la mosaïque tunisienne raconte autant l’histoire du Maghreb et de l’Europe que celle, plus vaste, des échanges entre Occident et Orient.
Au fil des pages, le lecteur est invité à parcourir des lieux emblématiques tels que Kairouan, Sidi Bou Saïd ou encore le Musée du Bardo. La culture tunisienne y est également célébrée à travers des symboles comme le jasmin ou le couscous, dont l’autrice souligne la richesse et la diversité des variantes locales, du couscous sucré au couscous au poisson.
L’ouvrage traverse aussi les grandes périodes de l’histoire, de l’Antiquité aux temps plus récents, en évoquant des figures telles que Hannibal Barca, Augustin d’Hippone ou encore Habib Bourguiba.
La diversité culturelle de la Tunisie occupe également une place centrale, à travers l’évocation de figures et de sensibilités variées, de Didon à Tahar Haddad. Pensé aussi comme un hommage aux 70 ans de l’indépendance, cet ouvrage invite à redécouvrir, sous le regard sensible et personnel de l’écrivaine, un pays profondément attaché à la vie, ouvert à l’autre et traversé par les influences de l’Occident et de l’Orient, à la fois méditerranéen et africain.
Présidente du Parlement des écrivaines francophones, Fawzia Zouari compte à son actif une quinzaine d’ouvrages, entre romans et essais, dont « Le Corps de ma mère », récompensé par le prix des Cinq continents de la Francophonie en 2016.



