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Société

Eau souterraine : une solution naturelle et peu coûteuse testée avec succès en Tunisie

  • 22 avril 2026
  • 3 min de lecture
Eau souterraine : une solution naturelle et peu coûteuse testée avec succès en Tunisie

Une station pilote de recharge des nappes phréatiques par des eaux traitées naturellement offre des résultats “très encourageants” en Tunisie, ouvrant la voie à des solutions durables, sûres et peu coûteuses pour faire face aux défis croissants liés aux changements climatiques.

Le coordinateur national du projet “Mar2Protect” et enseignant-chercheur à Institut supérieur des sciences biologiques appliquées de Tunis, Atef Jouani, a affirmé que cette station expérimentale constitue un modèle innovant pour renforcer la gestion durable des ressources en eau souterraine.

S’exprimant en marge d’une visite de terrain effectuée à Oued Souhil par des chercheurs du consortium international du projet, il a précisé que le procédé repose sur un traitement tertiaire utilisant des matériaux naturels tels que le roseau, le laurier-rose, le liège, le gravier et le sable. Ce système permet de filtrer efficacement les eaux et de produire une ressource de qualité, adaptée à la recharge des nappes.

Une solution accessible et durable

Selon le responsable, cette approche présente l’avantage d’être facilement généralisable à l’échelle nationale, notamment en raison de son faible coût d’investissement et de ses retombées environnementales et économiques significatives. Il a souligné que les eaux ainsi traitées ne présentent aucun risque pour les nappes souterraines et peuvent également être utilisées dans le secteur agricole, garantissant une production sûre.

Le projet Mar2Protect, aujourd’hui dans sa quatrième et dernière année, s’inscrit dans le cadre des initiatives internationales visant à améliorer la gestion des eaux souterraines face aux effets du changement climatique. Il est financé par l’Union européenne à travers le programme Horizon Europe et réunit 11 partenaires issus de sept pays, dont la Tunisie, l’Afrique du Sud, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la Lituanie.

Au-delà de l’expérimentation technique, le projet mise sur la coopération scientifique et le partage d’expertise, notamment à travers des visites de stations pilotes dédiées à la recharge contrôlée des nappes phréatiques.

Il intègre également une dimension numérique innovante, avec le développement d’un système d’aide à la décision basé sur l’intelligence artificielle. Cet outil permet d’analyser en temps réel les risques de pollution et d’optimiser les stratégies de recharge, en tenant compte des spécificités environnementales et climatiques de chaque région.

Ces avancées confirment le potentiel des solutions fondées sur la nature et les technologies intelligentes pour assurer la durabilité des ressources en eau, dans un contexte marqué par une pression croissante sur les réserves hydriques.

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Auteur

R. I

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