L’Iran intercepte deux navires étrangers, dont un appartenant à l’entité sioniste
Le corps des gardiens de la révolution islamique en Iran a annoncé, ce mercredi, l’interception de deux navires étrangers, affirmant que l’un d’eux appartient à l’entité sioniste et qu’ils représentent une menace pour la sécurité maritime. Les deux bâtiments ont été escortés vers les côtes iraniennes. Par ailleurs, des médias iraniens ont fait état du ciblage d’un troisième navire dans la région.
Selon l’agence Tasnim, citant un communiqué des Gardiens de la Révolution, la marine iranienne a saisi les deux navires, nommés « MSC Francesca » et « Epaminondas », et les a conduits vers les eaux iraniennes après avoir relevé ce qu’elle a qualifié de violations répétées des règles d’assistance maritime.
Dans son communiqué, le corps des Gardiens de la Révolution a précisé que les deux navires naviguaient sans autorisation officielle et avaient manipulé leurs systèmes de navigation, ce qui mettrait en danger la sécurité maritime.
Le communiqué souligne également que le navire « MSC Francesca » serait lié à l’entité sioniste.
Dans le même contexte, l’agence Fars a rapporté que les Gardiens de la Révolution avaient également pris pour cible un troisième navire commercial baptisé « Euphoria », après qu’il a tenté de traverser le détroit en violation des lois en vigueur. Le navire serait toujours immobilisé au large des côtes iraniennes.
La télévision iranienne avait précédemment indiqué que les deux navires interceptés étaient désormais sous le contrôle des forces des Gardiens de la Révolution et en cours de transfert vers les eaux territoriales iraniennes, ajoutant que des enquêtes étaient en cours pour déterminer les circonstances de leurs mouvements.
La marine des Gardiens de la Révolution a affirmé qu’elle « traitera de manière légale et ferme toute action ou mouvement enfreignant les lois iraniennes régissant la navigation dans le détroit d’Ormuz », insistant sur le fait que la sécurité des voies maritimes constitue « une ligne rouge ».
Plus tôt dans la journée, le représentant de l’Iran aux Nations unies, Amir Saeid Iravani, a révélé que Téhéran avait reçu des signaux indiquant la disposition des États-Unis à lever le blocus maritime.
Mardi, le président américain Donald Trump a annoncé la prolongation de la trêve avec l’Iran, à la demande du Pakistan, en attendant la présentation d’une proposition iranienne, sans préciser de durée.
Le 8 avril, Washington et Téhéran avaient annoncé une trêve de deux semaines. Le 11 avril, la capitale pakistanaise Islamabad a accueilli un cycle de discussions entre les deux parties, sans aboutir à un accord.
Les États-Unis et l’entité sioniste avaient lancé une guerre contre l’Iran le 28 février, causant plus de 3 000 morts, avant l’annonce de la trêve le 8 avril, dans l’espoir de parvenir à un accord mettant fin au conflit.



