Secteur des phosphates : Pour une relance grâce à des solutions structurelles et durables
L’économie tunisienne dispose de nombreux atouts dans les différents domaines, agricole, industriel, touristique et de prestations de services, ce qui lui permet de voir l’avenir sous de meilleurs auspices, grâce à l’apport des investisseurs, et de booster la croissance socioéconomique du pays.
La Presse —Parmi ces secteurs, on cite, notamment, celui des phosphates qui exige un regain d’intérêt à tous les niveaux en vue de redorer le blason d’un domaine qui représentait le fleuron de l’économie nationale dans la mesure où il contribuait pour beaucoup à l’apport matériel, financier et social en Tunisie.
En effet, la Compagnie des phosphates de Gafsa (CPG) permettait une rentrée colossale d’argent et de devises étrangères grâce à des exportations accrues et une gestion rigoureuse, rendues possibles entre autres, à une approche valable concernant les transports, sachant que la dégringolade est due à l’implication de certains lobbies depuis et durant la triste décennie, qualifié à juste titre de “noire”, qui n’hésitent pas à faire imploser un secteur pour servir leurs intérêts étroits.
C’est dans l’esprit de réaliser une véritable “remontada” dans ledit secteur que l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a procédé, mardi, à l‘examen un projet de loi portant approbation d’une accord de prêt de l’ordre 138 millions de dollars, déjà conclu depuis octobre dernier, entre la Tunisie et le Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades) afin de contribuer au financement du projet de rénovation des lignes ferroviaires dédiées au transport du phosphate.
Cette enveloppe vient s’ajouter à une première de 546 millions de dollars destinés à la réhabilitation de 415 kilomètres, la mise à niveau des tunnels et stations et l’installation d’un système de signalisations moderne ainsi que la création d’un nouveau centre de maintenance et l’acquisition de nouveaux matériels de maintenance mécanique.
C’est dire l’effort déployé en faveur du volet de transport du phosphate qui contribue pour 40% des revenus de la Sncft qui transportait, avant 2011, un volume de huit millions de tonnes par an contre même pas 1,5 million de tonnes au milieu de l’année en cours.
Face à cette situation, malheureusement dégradée, le Président de la République n’a pas fait dans les demi-mesures en criant, haut et fort, au cours des dernières années, sa détermination à réhabiliter le secteur en mettant les bouchées doubles en vue de restaurer, voire dépasser les niveaux de productions qui prévalaient.
Parmi les autres points clés évoqués par le Président Kaïs Saïed, on mentionne la reconstruction des infrastructures ayant disparu ou ayant été abandonnées au fil du temps,
Kaïs Saïed a également évoqué une stratégie novatrice pour l’utilisation des eaux usées traitées dans le lavage du phosphate, en remplacement de l’eau potable, une approche, déjà testée avec succès dans plusieurs pays et qui permettrait une gestion plus économique de la ressource.
Il convient de rappeler que le Chef de l’Etat a placé ce domaine dans un cadre de sécurité nationale dans le sens où il pourrait couvrir une large partie du budget de l’Etat, faire passer le pays de l’endettement auprès de l’étranger, d’où la nécessité de trouver des solutions radicales à ce problème et mettre, une fois pour toutes, un terme à un état de fait qui prévaut depuis dix ans.
Ainsi, après une décennie d’essoufflement, le secteur minier tunisien, en général, et celui des phosphates, en particulier, amorce ainsi un virage stratégique grâce à la dynamique enclenchée en 2025 qui devra s’accompagner de solutions structurelles durables pour transformer l’embellie conjoncturelle en véritable relance de long terme.



