
La Tunisie ambitionne de franchir un cap stratégique dans le secteur énergétique en se positionnant, à moyen terme, comme un pays exportateur d’énergie. C’est ce qu’a affirmé, mardi 28 avril 2026, le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, évoquant une série de projets structurants en cours de déploiement.
S’exprimant lors d’une séance plénière à l’Assemblée des représentants du peuple, le responsable a indiqué que ces nouveaux projets permettront de réduire le coût de production de l’énergie d’environ 300 millions de dinars par an, tout en augmentant la production d’électricité de 7 %. Leur mise en exploitation est prévue avant la fin de l’année 2027.
Selon lui, ces investissements constituent un levier majeur pour accélérer la transition énergétique du pays et opérer un basculement progressif d’un modèle importateur vers un modèle exportateur. “La transition énergétique est aujourd’hui une nécessité nationale pour résorber le déficit énergétique”, a-t-il souligné.
Le plan stratégique du ministère repose, dans ce cadre, sur plusieurs axes prioritaires : la maîtrise de la consommation énergétique, l’accélération des réformes structurelles et la diversification du mix énergétique. Ces orientations s’inscrivent dans le programme national de production d’électricité pour la période 2026-2030, visant à renforcer la souveraineté et la sécurité énergétiques du pays.
Le secrétaire d’État a également mis en avant le rôle central de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG) dans la réalisation des projets et la gestion du réseau électrique. Il a précisé que le recours au mécanisme des concessions s’effectue dans un cadre juridique clairement défini, garantissant un équilibre entre la préservation de l’intérêt national et la mobilisation de ressources financières supplémentaires pour l’État.
Par ailleurs, Wael Chouchane a indiqué que les investisseurs privés prennent en charge les coûts de raccordement des projets au réseau électrique. Un choix qui, selon lui, permet d’alléger la pression sur les finances publiques, dans un contexte où les investissements directs de l’État dans ce domaine nécessiteraient des garanties financières importantes.





