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Aujourd’hui, fête du travail : L’emploi, une question de tous les instants

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  • 1 mai 2026
  • 4 min de lecture
Aujourd’hui, fête du travail : L’emploi, une question de tous les instants

Ici comme ailleurs, on célèbre aujourd’hui, 1er mai, la fête internationale du Travail, marquant l’histoire du calvaire des ouvriers, deux siècles en arrière. Un jour férié ainsi imposé pour réduire la journée de travail à huit heures et donner suite aux revendications des révoltés de par le monde, afin de mettre un terme à toute forme d’emploi précaire. Cela n’a été qu’un début prometteur mais qui aurait, au fil du temps, décliné, sous le joug du capitalisme sauvage.

La Presse — Sous nos cieux, l’emploi demeure un souci majeur de tous les gouvernements et constitue, en effet, la pomme de discorde entre employeurs et employés. Et tous se défendent en bataille rangée, à laquelle s’associent patronats et syndicats. Alors que le débat instauré, à maintes reprises, sur un chômage endémique, les pistes de solution et les recommandations qui en découlaient n’a pas été suivi d’effet. Même les initiatives d’améliorer l’employabilité des jeunes et les politiques actives d’emploi mises en place, après la révolution 2011, en consécration du fameux slogan « Emploi, liberté, dignité », ont dû mal à faire bouger les lignes.

Et depuis, on revient,  à chaque fois, sur ce dossier si brûlant, sans en venir à bout. Les chiffres sont têtus : le taux national du chômage s’établit, actuellement, à 15,2%, soit plus de 600 mille postulants encore sans emploi. Pourtant, il y a eu, ces deux dernières années, un ressenti si prégnant et très rassurant lié au rôle social de l’Etat- providence. Force est de constater un nouveau rythme évolutif d’intégration progressive de certaines catégories professionnelles aussi vulnérables.  Ouvriers de chantiers, travailleuses agricoles, aides ménagères et bien d’autres agents soumis au régime de la sous-traitance (sécurité, gardiennage, ..) sont autant d’exemples d’emploi précaire que le Président Kaïs Saïed voudrait éradiquer à jamais. Il a, déjà, commencé par instituer le cadre juridique et législatif l’organisant et promulguer les textes de loi relatifs aux catégories précitées, en attendant la finalisation des décrets d’application qui y sont liés.

La balle est dans le camp du privé !

D’autant plus que le Chef de l’Etat n’a pas manqué de donner, tout récemment, ses instructions pour accélérer le recrutement des chômeurs de longue durée, ceux qui n’ont pas trouvé accès au marché du travail. Sans pour autant oublier d’ordonner la mise en œuvre des majorations salariales prévues par la loi de Finances 2026. Toutes ces mesures s’inscrivent dans le droit fil de réactiver le rôle social de l’Etat et jeter les bases de l’emploi décent. 

Certes, cette relance de la politique de promotion d’emploi s’annonce de bon augure, mais l’effort d’insertion professionnelle, jusque-là, consenti reste insuffisant. Car face à un marché du travail saturé, un modèle de développement dépassé et des projets d’investissement bloqués, chercher un emploi relève du parcours du combattant.
Et s’il y a possibilité d’en avoir autant, on ne peut pas, non plus, satisfaire toutes les demandes additionnelles d’emploi.

Tout compte fait, la balle est dans le camp du privé qui devrait s’engager à investir plus dans des projets à forte employabilité. Emploi-développement, l’équation est d’autant plus complexe qu’elle incarne le défi de la croissance. Cela veut dire, sans détour, qu’un point de plus dans le PIB est l’équivalent d’environ 20 mille postes d’emploi à pourvoir. Ceci dépend de cela. Par un simple calcul, quelque 100 mille emplois exigent, en moyenne, un taux de croissance égal à 5%. Et, par conséquent, plus de 600 mille chômeurs déjà recensés par l’INS est synonyme d’un effort d’investissement assez considérable.

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Auteur

Kamel FERCHICHI

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