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Pollution de l’air : Réduisons ensemble les polluants secondaires !

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  • 14 mai 2026
  • 5 min de lecture
Pollution de l’air : Réduisons ensemble les polluants secondaires !

La pollution atmosphérique — ou la pollution de l’air — a fait l’objet, mercredi dernier, d’un atelier d’information organisé par la Cité des sciences de Tunis. Cet évènement s’inscrit dans le cadre du programme annuel du Laboratoire de l’environnement et du développement durable. Un groupe d’écoliers en provenance de Béja a assisté à l’atelier pour enrichir ses connaissances sur ledit thème.

La Presse —D’abord, il faut savoir que la composition de l’air compte 21% d’oxygène, 78% de diazote et 1% d’autres gaz. Si l’air constitue une composante élémentaire à la vie sur Terre, sa pollution nuit systématique à la qualité de la vie et à la santé de l’être humain. La pollution atmosphérique est due à deux types d’activités polluantes : le premier d’origine naturelle, due à l’activité volcanique, et le second d’ordre humain.

«Les volcans émettent des gaz et des particules polluants qui persistent dans les couches atmosphériques. Dans des situations extrêmes, ces émissions risquent même de brouiller la visibilité aux avions et contraindre ainsi les tours de contrôle à suspendre les vols. Quant aux activités humaines, elles sont toutes polluantes mais à des différences près. On parle de polluants principaux et de polluants secondaires», explique Mme Safa Mansouri, responsable dudit laboratoire.

Polluants principaux et autres secondaires

En effet, les polluants principaux sont le monoxyde de carbone ( CO ), l’oxyde d’azote et le soufre. L’oratrice attire l’attention du jeune public sur la redoutable toxicité du soufre. Ce gaz que produisent les volcans est irrespirable. Se propageant dans l’atmosphère, il provoque systématiquement des cas d’intoxication. Par ailleurs, la liste des polluants secondaires est exhaustive.

L’oratrice en cite, à titre indicatif, les incendies, le fait de brûler les déchets constitue, à son sens, une solution de gestion des déchets mais cause un sérieux problème environnemental à la fois. Autres polluants secondaires : le secteur industriel, le transport, la conduite nerveuse à laquelle recourent certains et qui produit nettement plus de gaz polluants que la conduite écologique.

Et en évoquant le transport et l’industrie, Mme Mansouri souligne la gravité de la pollution atmosphérique en raison, en outre, de son aspect mobile. Loin d’être statique, la pollution de l’air circule d’une région à une autre. Ce transfert est assuré aussi bien par le soleil que par l’humidité. Ainsi, une région rurale, par exemple, dépourvue de toute activité industrielle et d’un grand trafic routier, reçoit toute sorte de gaz et de particules polluants, provenant d’une zone urbaine ou encore industrielle, implantée dans une autre région.

Pluies acides et contamination de l’écosystème

Il est utile à savoir, aussi, que la pollution de l’air donne lieu à une pollution du sol, de l’eau et de la flore. Le processus de contamination se fait via la pluie. On parle même de pluies acides car contenant moult gaz et particules toxiques. Ces pluies s’infiltrent dans les nappes souterraines, contaminent les barrages et, par conséquent, les ressources hydriques. Ces dernières infectent, à leur tour le sol et les végétaux. 

L’impact à court et long terme

Contrairement à d’autres pays classés par l’OMS comme étant très polluants ou extrêmement polluants dont le Tchad, l’Inde et la Chine, où les citoyens sont dans l’obligation constante de porter des bavettes, la Tunisie, elle, est marquée par une pollution plutôt modérée. Néanmoins, la pollution excède le seuil établi par l’OMS dans deux gouvernorats, notamment à Sfax et à Gabès.

«Le taux de pollution propre à Sfax quadruple le seuil fixé par l’OMS», souligne Mme Mansouri. Dans ces deux gouvernorats, comme dans les pays marqués par une forte pollution atmosphérique, la qualité de la vie se trouve altérée ; la santé menacée… L’oratrice rappelle qu’en une nuit, vingt-cinq personnes habitant Gabès ont été en proie à l’asphyxie et à l’intoxication.

«Ce qui prouve l’impact de la pollution atmosphérique sur la santé. Là encore, poursuit-elle, on a l’exemple d’un impact à court terme. Des impacts à long terme sont nettement plus graves sur la santé publique. L’exposition continuelle à la pollution de l’air finit par déclencher des maladies respiratoires chroniques à l’instar des allergies respiratoires, l’asthme ainsi que les cancers de la gorge et des poumons».

L’oratrice conclut sur l’importance de sensibiliser le public, jeune et moins jeune soit-il, sur la pollution atmosphérique et de l’inciter à changer son comportement pour protéger, chacun de son côté, l’écosystème et la santé publique. Il convient, par exemple, de réduire l’émission des gaz polluants en réduisant l’usage des carburants et en optant pour un mode de vie plus respectueux de l’environnement.

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Auteur

Dorra BEN SALEM

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