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Agriculture : la Tunisie lance un réseau national de surveillance des ravageurs

  • 15 mai 2026
  • 3 min de lecture
Agriculture : la Tunisie lance un réseau national de surveillance des ravageurs

La Tunisie va mettre en place un réseau national de surveillance et d’échange de données sur les ravageurs agricoles, accompagné de programmes de formation au profit des cadres techniques des commissariats régionaux au développement agricole, a annoncé vendredi le ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, Ezzeddine Ben Cheikh.

Cette annonce a été faite à l’occasion de la clôture de la première session de l’atelier national intitulé « Maladies et ravageurs biologiques en Tunisie : de la recherche aux solutions de terrain », organisé les 14 et 15 mai 2026. Le ministre a également indiqué que des mesures seront prises pour renforcer le contrôle phytosanitaire aux points de passage frontaliers, en parallèle avec l’intensification des campagnes de sensibilisation.

Restructuration de filières agricoles sensibles

Dans ce cadre, les autorités ont engagé une stratégie de restructuration de la filière du figuier de Barbarie, basée sur l’adoption de variétés résistantes et de bonnes pratiques agricoles. Le programme prévoit également le soutien aux unités de multiplication de la coccinelle mexicaine, ainsi que l’encouragement des jeunes entrepreneurs et du secteur privé à investir dans ce domaine.

Concernant la bactérie Xylella fastidiosa, le ministre a annoncé la mise à jour de la commission nationale chargée du suivi du programme de prévention contre son introduction en Tunisie. Des programmes de recherche scientifique seront également développés afin de cartographier les insectes vecteurs et d’étudier la résistance des variétés locales d’oliviers.

Le ministère recommande par ailleurs le renforcement de la lutte contre les mauvaises herbes résistantes aux herbicides dans les systèmes céréaliers, notamment à travers l’actualisation de leur cartographie et la création d’une plateforme de données dédiée aux bonnes pratiques de lutte intégrée.

Dans le secteur des agrumes, il a été décidé d’accélérer la généralisation des plants certifiés et tolérants au virus de la Tristeza, avec une période de transition de cinq ans pour l’adoption complète de ce modèle. Une ligne de financement sera également mise en place pour soutenir les opérations d’arrachage et de replantation dans les zones touchées.

Un enjeu de sécurité agricole

Le ministre a souligné que cet atelier constitue une étape importante de coordination entre les différents intervenants afin de faire face aux maladies et ravageurs biologiques qui menacent les systèmes de production agricole en Tunisie.

Les thématiques abordées, notamment le virus de la Tristeza des agrumes, les mauvaises herbes résistantes dans les cultures céréalières, la bactérie Xylella fastidiosa et la cochenille du figuier de Barbarie, illustrent, selon lui, la gravité de ces menaces sur des secteurs stratégiques tels que l’olivier, les céréales et les agrumes, rappelant les importantes pertes économiques et environnementales enregistrées ces dernières années.

Auteur

S. R

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