Les derniers chiffres dressent un tableau sombre et inquiétant : près de 12 000 Tunisiens sont désormais soumis à l’hémodialyse… Des chiffres qui montrent que le secteur de la néphrologie fait face à des défis majeurs. C’est dans cette optique que la Société Tunisienne de Néphrologie, de Dialyse et de Transplantation Rénale organisera une grande journée nationale de dépistage gratuit de l’hypertension artérielle, l’une des causes sous-jacente des maladies rénales. Baptisé « Connais ta tension… Protège tes reins » cette journée de dépistage aura lieu dimanche 17 mai dans le gouvernorat d’Ariana, au sein d’un grand centre commercial.
Dans cet ordre d’idées, la Société Tunisienne de Néphrologie, de Dialyse et de Transplantation Rénale dont l’objectif est de contrer le coût sanitaire et social exorbitant de cette pathologie, réaffirme que le dépistage précoce constitue le mécanisme fondamental pour stopper l’évolution vers l’insuffisance rénale chronique. Médicalement et économiquement, la société indique que la transplantation rénale s’impose comme la solution optimale et l’alternative la plus efficace aux machines de dialyse. Cela exige un renforcement immédiat de la culture du don d’organes, doublé d’un développement des cadres législatifs et logistiques nationaux.
Grande action de proximité
L’évènement du dimanche 17 mai coïncide avec la Journée mondiale de lutte contre l’hypertension artérielle. Selon le communiqué de l’association, l’objectif est d’éveiller la conscience citoyenne sur le lien direct et étroit entre les troubles de la pression artérielle et la préservation des fonctions rénales. Pour ce faire, des professionnels de santé offriront au grand public des examens médicaux gratuits et des mesures instantanées de la pression artérielle. Cette action sera renforcée par des campagnes de sensibilisation similaires menées simultanément dans les différentes régions de la République.
Les spécialistes rappellent pour l’occasion que l’hypertension artérielle est la deuxième cause principale d’insuffisance rénale en Tunisie. Qualifiée de « tueur silencieux », cette pathologie est particulièrement redoutable : elle n’entraîne souvent aucun symptôme clinique apparent avant d’atteindre des stades très avancés où les fins vaisseaux sanguins des reins sont déjà gravement détériorés.
A noter qu’à côté des actions de dépistage, l’association a prévu des ateliers éducatifs qui mettront en avant les comportements préventifs essentiels à adopter au quotidien. A savoir, la réduction de la consommation de sel, la pratique régulière d’une activité physique et le strict rejet de la consommation anarchique de médicaments et d’analgésiques dont la mesure où il s’agit de substances fortement susceptibles de provoquer une toxicité rénale aiguë.



