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Monde

Pourparlers entre Téhéran et Washington : Le chef de l’armée pakistanaise à Téhéran pour relancer les négociations

  • 24 mai 2026
  • 3 min de lecture
Pourparlers entre Téhéran et Washington : Le chef de l’armée pakistanaise à Téhéran pour relancer les négociations

Le chef de l’armée pakistanaise est arrivé vendredi à Téhéran dans le cadre des efforts de médiation visant à mettre fin au conflit et à faciliter les échanges de messages entre Téhéran et Washington.

La Presse — Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, et le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, ont discuté hier des dernières évolutions relatives aux efforts visant à mettre fin au conflit entre les Etats-Unis, l’occupant sioniste et l’Iran, selon l’agence de presse semi-officielle Fars.

Lors d’une réunion à Téhéran, Qalibaf a souligné le rôle du Pakistan dans la facilitation des contacts entre Téhéran et Washington, affirmant que l’Iran n’abandonnerait pas ses droits ni ceux de son peuple.

Il a déclaré que les Etats-Unis «manquaient de sincérité» et que l’Iran ne leur faisait pas confiance, ajoutant que Téhéran continuerait à défendre ses intérêts «avec intelligence et puissance» sur le plan diplomatique, comme il l’avait fait «avec courage et force» sur le champ de bataille.

Qalibaf a accusé Washington de «crimes» et de dommages pendant la guerre, affirmant que l’Iran était engagé dans des pourparlers avec les Etats-Unis lorsque le conflit a éclaté. Il a également indiqué que Washington avait violé le cessez-le-feu conclu le 8 avril en imposant un blocus naval qui restreignait la navigation dans le détroit d’Ormuz, et cherchait désormais à le lever.

Il a ajouté que les forces armées iraniennes s’étaient reconstituées pendant la période de cessez-le-feu et a averti que toute nouvelle «folie» de la part de Washington serait accueillie par une riposte «plus écrasante et plus amère» qu’au début de la guerre, le 28 février.

Selon Fars, Munir a transmis les salutations et les vœux de réussite du gouvernement et du peuple pakistanais, affirmant que l’Iran était dirigé par des «personnes intelligentes» dotées d’une «grande perspicacité».

Le chef de l’armée pakistanaise est arrivé vendredi à Téhéran dans le cadre des efforts de médiation visant à mettre fin au conflit et à faciliter les échanges de messages entre Téhéran et Washington. Il a également rencontré le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, au cours de sa visite.

Il s’agit du deuxième déplacement du maréchal Asim Munir à Téhéran pour des pourparlers entre les États-Unis et l’Iran.

«C’est la poursuite du processus diplomatique. On ne peut pas nécessairement dire que cela signifie que nous avons atteint un tournant ou une situation décisive», a mis en garde le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, Esmaïl Baghaï, à la télévision d’Etat.

Selon lui, les divergences restent «profondes» et des «questions importantes» en suspens: la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban, la situation dans le détroit d’Ormuz et le blocus américain des ports iraniens, a-t-il énuméré, cette fois cité par l’agence de presse Isna.

A ce stade, le volet nucléaire, où là aussi l’écart entre les deux parties est grand, n’est pas abordé, a-t-il insisté.

(Synthèse de médias)

Auteur

Nizar Hajbi

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