Afrique News
Webinaire sous-régional
Accélérer la montée en gamme des chaînes de valeur prioritaires
La Presse —Les tensions géopolitiques récentes au Moyen-Orient constituent un choc majeur pour l’économie mondiale, avec des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques, commerciaux et financiers. La perturbation du détroit d’Ormuz, par lequel transitaient près de 20 millions de barils de pétrole par jour, a entraîné une flambée des prix du Brent au-delà de 110 dollars le baril, soit une hausse de plus de 50 %, ainsi qu’une augmentation des coûts logistiques estimée entre 15 et 25 %. Pour les économies d’Afrique centrale, ces évolutions ne sont pas périphériques : elles touchent au cœur de leurs vulnérabilités structurelles. Le Bureau sous-régional pour l’Afrique centrale de la Commission économique pour l’Afrique (CEA) organise un webinaire sous-régional le 28 mai 2026, afin d’éclairer les décideurs et de renforcer les capacités d’anticipation et de réponse des États.
Ce webinaire vise à analyser les impacts de la crise sur l’économie sous-régionale, approfondir la réflexion sur les vulnérabilités structurelles des pays de la sous-région, identifier des mesures concrètes pour atténuer les chocs, et formuler des recommandations stratégiques pour renforcer la résilience à moyen et long terme.
Réunissant décideurs publics, communautés économiques régionales et institutions sous-régionales, experts internationaux et acteurs du secteur privé, cette rencontre ambitionne d’esquisser une vision commune des enjeux et des défis à relever.
Au-delà de la gestion de crise, l’enjeu est clair : transformer cette vulnérabilité structurelle en catalyseur de réformes, en accélérant la diversification économique, le développement des chaînes de valeur régionales et l’intégration régionale.
Commerce intra-africain
La « Zlecaf » et « Ecobank » renforcent leur coopération
A l’occasion de la troisième édition du forum d’affaires « Biashara Afrika 2026 » tenue récemment à Lomé, le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et « Ecobank » ont annoncé la signature d’un mémorandum d’entente (MoU) destiné à renforcer l’intégration économique du continent et à réduire le déficit de financement du commerce en Afrique.
Le MoU vise à élargir l’accès des entreprises africaines aux opportunités commerciales et financières, avec un accent particulier sur les petites et moyennes entreprises (PME), les entreprises dirigées par des femmes et les jeunes.
L’objectif étant de renforcer les capacités des PME africaines afin de leur fournir les outils, les connaissances et les réseaux nécessaires pour tirer profit des opportunités offertes par la Zlecaf.
Ce partenariat porte également sur la réduction du déficit de financement du commerce à travers la promotion du programme « Ellevate » d’Ecobank, dédié au soutien des femmes entrepreneures grâce à des solutions financières et des programmes de formation.
Les deux parties entendent aussi développer une plateforme commerciale continentale afin de réduire les asymétries d’information entre les acteurs du commerce africain et de favoriser les partenariats stratégiques.
Autre axe de cette coopération : un plaidoyer conjoint auprès des régulateurs afin d’éliminer les barrières non tarifaires et les difficultés liées aux paiements transfrontaliers.
Diaspora marocaine
Les transferts ont dépassé les 12,4 milliards de dollars
Les transferts des Marocains résidant à l’étranger continuent de jouer un rôle majeur dans l’économie marocaine. Selon les dernières données de l’Office des changes, les envois de fonds de la diaspora ont dépassé les 12,4 milliards de dollars à la fin de l’année 2025.
En 2024, ces transferts avaient atteint plus de 11,7 milliards de dollars, soit plus de 8% du produit intérieur brut du Royaume. Une ressource stratégique qui permet au Maroc de maintenir sa place parmi les principaux bénéficiaires de transferts d’argent dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, selon la Banque mondiale.
Au-delà du soutien financier aux familles, le royaume souhaite mobiliser davantage les capitaux et les compétences de la diaspora vers des investissements productifs.
L’objectif est de soutenir des projets industriels et des secteurs créateurs de valeur afin de renforcer la croissance économique, l’emploi et le développement du pays.



