Retour des TRE : Reconstruire l’économie avec les forces de la diaspora
Dans le cadre de sa nouvelle politique nationale, la Tunisie cherche à renforcer le lien avec ses citoyens établis à l’étranger. Leur retour est perçu comme une force pour la reconstruction économique et sociale. Objectif : mobiliser toutes les compétences pour consolider la souveraineté nationale.
La Presse — En ce mois de mai, la Tunisie vit un moment particulier : la préparation des examens nationaux, et l’attente du retour des Tunisiens établis à l’étranger pour les vacances estivales. Ces derniers, longtemps confrontés à des difficultés lorsqu’ils souhaitaient investir ou contribuer au développement du pays, retrouvent aujourd’hui un climat plus favorable.
Dans le cadre de la nouvelle politique impulsée par Kaïs Saïed, l’accent est mis sur la souveraineté nationale et sur l’implication des citoyens, y compris ceux établis à l’étranger, dans la dynamique de reconstruction. L’idée centrale est simple : mobiliser toutes les compétences, récupérer les terres et les ressources bradées, et les réintégrer dans un projet collectif de production et d’innovation.
Cette orientation vise à replacer l’agriculture et l’économie nationale au cœur de la souveraineté, en garantissant aux Tunisiens la possibilité de participer pleinement à l’édification du pays. Elle s’accompagne d’un discours insistant sur la dignité, la justice et le respect des citoyens, loin des pratiques opaques et des injustices du passé.
La politique actuelle met aussi en avant la nécessité de renforcer la confiance des Tunisiens dans leur propre potentiel. Le message est clair : compter sur soi, travailler, produire et innover. Dans un monde marqué par les crises alimentaires et les tensions géopolitiques, la Tunisie entend se positionner comme un acteur crédible, capable de proposer des initiatives de paix et de coopération, mais aussi de défendre son droit à la sécurité alimentaire et à la souveraineté économique.
Le retour des Tunisiens de l’étranger, dans ce contexte, prend une valeur à dimension nationale. Il ne s’agit pas seulement de vacances ou de retrouvailles familiales, mais d’une réintégration dans un projet national. Leur présence et leur engagement sont perçus comme une force supplémentaire pour consolider la dynamique de reconstruction et affirmer que la Tunisie peut, par ses propres moyens, être maîtresse de son avenir.
Ainsi, la nouvelle politique de Kaïs Saïed se veut une réponse aux dérives passées : elle cherche à transformer la fierté retrouvée en action concrète, à faire de la souveraineté agricole et économique le socle d’une souveraineté nationale durable.



