Spécial démarrage BAC 2026 : Douze mille dinars pour les cours particuliers !
Au-devant du lycée Radhia-Haddad à el Omrane, des mamans s’impatientent de voir l’expression des visages de leurs enfants après qu’ils ont passé la première épreuve du bac. Les regards inquiets, certaines discutent avec d’autres en évoquant inlassablement le sujet des examens, des révisions, des attitudes de leur progéniture face à la situation… D’autres par contre semblent avoir les nerfs trop tendus pour pouvoir engager la conversation. C’est que le bac, en Tunisie, excède son statut d’épreuve individuelle pour se transformer en un événement que vivent les familles avec autant de dévouement que de sacrifices.
Parmi ces mamans, Imene Labyedh, avocate, continue à soutenir sa fille inscrite à la section informatique. Son appui moral prend le dessus, cette fois-ci, après avoir dépensé des milliers de dinars dans les cours particuliers. «Ma fille a dû passer l’année d’un cours particulier à un autre, au point de ne point avoir le temps de réviser seule à la maison. Il faut dire, indique-t-elle, que les cours particuliers s’imposent. Il s’agit d’un appui scolaire indispensable, qui coûte très cher aux ménages. Personnellement, j’ai dû dépenser pas moins de douze mille dinars pour les cours particuliers. La période des examens, à elle seule, a nécessité une enveloppe de 3800DT».
Cet effort, quoique excessif, que fournissent les parents dans le but de consolider les chances de réussite de leurs enfants trahit leur sous-estimation du système. Si certains optent pour l’école privée contre un prix mensuel exorbitant, d’autres daignent choisir l’école étatique mais en préférant combler ses lacunes éducatives et pédagogiques par les cours particuliers. Dans le premier comme dans le second cas, les moyens jouent un rôle capital. Néanmoins, les bons élèves, ceux qui croient en leur méritent et assument seuls leur responsabilité, finissent toujours par se distinguer.



