Avec des prévisions de récolte en nette hausse et des superficies irriguées en pleine expansion, la campagne céréalière à Gafsa s’ouvre sous de brillants auspices. En effet, les infrastructures locales se tiennent désormais prêtes pour assurer le stockage d’une production record.
C’est au cœur d’une exploitation agricole de la délégation de Sidi Aïch que s’est ouverte officiellement ce vendredi 5 juin 2026 la saison des moissons pour l’actuelle campagne.
L’événement s’est déroulé en présence du gouverneur de Gafsa, Slim Frouja, entouré de représentants de la Commission régionale au développement agricole (CRDA) et de plusieurs responsables administratifs locaux. Cette rentrée sur le terrain marque le début d’une période d’activité intense pour le secteur agricole de la région.
Un pôle céréalier stratégique
Les perspectives économiques sont particulièrement réjouissantes cette année. Selon Mongi Afi, chargé de la gestion de la CRDA, les estimations pour la récolte de blé dur tablent sur un volume de 200 000 quintaux, affichant une progression par rapport aux 180 000 quintaux enregistrés l’an dernier. Confiant, le responsable a souligné dans une déclaration à l’agence Tunis Afrique Presse (TAP) que le gouvernorat de Gafsa s’impose désormais comme un pôle incontournable et stratégique pour la culture des céréales en Tunisie.
Cette performance s’explique notamment par une extension notable du foncier agricole. En effet, les superficies récoltables exploitées en mode irrigué s’étendent désormais sur 4 100 hectares, contre 3 600 hectares lors de la saison 2024.
Côté logistique, la région dispose d’une capacité de stockage globale de 125 000 quintaux, répartie entre le centre de l’Office des céréales à Lalla (100 000 quintaux) et les installations de la société El Golfe à Sidi Aïch (25 000 quintaux).
Mongi Afi s’est voulu rassurant quant à la fluidité de la collecte : « les structures actuelles suffiront à absorber la production, d’autant que des mécanismes d’évacuation partielle vers le gouvernorat voisin de Sidi Bouzid sont d’ores et déjà envisageables pour désengorger les silos au besoin », a-t-il noté.



