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“On ne peut rien sauver” : Lamouchi fracasse ses joueurs après la claque face à la Belgique

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  • 6 juin 2026
  • 3 min de lecture
“On ne peut rien sauver” : Lamouchi fracasse ses joueurs après la claque face à la Belgique

Le sélectionneur de l’équipe de Tunisie de football, Sabri Lamouchi a, lors de la conférence de presse qui a suivi la lourde défaite essuyée en amical face à la Belgique (0-5), samedi au stade Roi Baudouin, dressé un constat amer.

Visiblement marqué, le technicien franco-tunisien a reconnu que ce résultat lui faisait « très mal » et ne lui plaisait « pas du tout », jugeant la copie rendue par ses joueurs « absolument inadmissible ». Il a confessé ne pouvoir tirer quasiment aucun enseignement positif de cette rencontre, à l’exception notable de la performance d’Adem Arous, aligné à un poste qui n’est pas le sien et qui a su, selon ses mots, contenir un joueur belge « incontrôlable ». Il a également mentionné son gardien comme étant probablement le joueur ayant touché le plus de ballons, une statistique symptomatique de la souffrance tunisienne.

« On a pris cinq buts, comment je peux trouver des choses positives ? » s’est interrogé le sélectionneur, avant de concéder que le seul autre motif de soulagement était l’absence de blessés supplémentaires dans les rangs. Il a toutefois insisté sur le fait que ce match, malgré sa nature cuisante, lui apporterait beaucoup d’enseignements, tout en prévenant qu’il faudra « vite l’oublier en termes de performance ».

Revenant sur la physionomie de la rencontre, Lamouchi a estimé qu’il ne fallait pas attendre d’évoluer en infériorité numérique pour essayer de jouer. Il a expliqué que le court temps fort tunisien survenu à vingt minutes du terme coïncidait avec des changements déjà prévus. « Quand vous êtes à onze, c’est déjà pas simple, mais quand vous êtes à dix contre une équipe comme celle-ci, c’est mission impossible », a-t-il lâché, expliquant qu’un des changements programmés n’avait pu être effectué en raison de l’expulsion.

S’adressant aux supporters tunisiens déplacés en nombre à Bruxelles, le sélectionneur a fait part de sa désolation : « Ils n’ont pas imaginé, et moi le premier, que les choses allaient se passer comme ça. »

Concernant ses choix tactiques initiaux, Lamouchi les a justifiés par des « certitudes » du moment et la nécessité de préparer l’échéance à venir. Il a évoqué la gestion délicate d’un joueur ayant ressenti une alerte derrière la cuisse, ce qui a motivé l’entrée d’un profil offensif plutôt qu’un remplacement poste pour poste. Il a néanmoins assumé l’échec global de ses décisions : « Tous les choix qui ont été faits n’ont pas été bons ce soir, qu’ils soient individuels, les changements ou l’équipe de départ. »

Lamouchi a conclu son analyse en martelant qu’il ne pouvait être satisfait ni de la performance ni du visage affiché par son équipe, rappelant sa promesse de la veille de « donner la meilleure copie ».

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Auteur

La Presse

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