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WhatsApp et Messenger bloqués : faut-il sacrifier tout le pays pour lutter contre la triche ?

  • 6 juin 2026
  • 2 min de lecture
WhatsApp et Messenger bloqués : faut-il sacrifier tout le pays pour lutter contre la triche ?

Le spécialiste des technologies modernes, Ziad Bacha, a affirmé que le brouillage des services Internet (notamment des applications WhatsApp et Messenger) pendant les examens du baccalauréat ne constitue pas une solution efficace pour lutter contre la triche. Il a estimé que de nombreux autres outils et applications permettent de contourner ce type de restriction.

Intervenant vendredi 5 juin 2026 sur Express Fm, il a souligné que cette mesure a eu des effets négatifs sur plusieurs entreprises et institutions, qui ont rencontré des difficultés de communication avec leurs clients en raison du manque d’information préalable sur le brouillage. Selon lui, ces perturbations ont également affecté une partie de l’activité économique.

Ziad Bacha a plaidé pour l’adoption d’approches alternatives, techniques et organisationnelles, jugées plus efficaces pour sécuriser les examens. Il a notamment estimé que la réduction du nombre d’intervenants impliqués dans la préparation et la distribution des épreuves permettrait de limiter les risques de fuite et de renforcer la sécurité du dispositif.

Parmi les solutions proposées, il a évoqué l’envoi sécurisé des sujets d’examen directement depuis l’imprimerie vers les centres d’examen, quelques heures seulement avant les épreuves, via des plateformes numériques sécurisées. Une mesure qui, selon lui, permettrait également de réduire les coûts logistiques.

Il a également suggéré l’introduction d’un code QR sur chaque copie d’examen afin de tracer l’origine d’éventuelles fuites, ainsi que l’utilisation de dispositifs de détection des téléphones et équipements électroniques au sein des centres d’examen.

Sur un autre plan, le spécialiste a insisté sur l’importance de la sensibilisation des candidats à la triche, rappelant que le recours à la fraude nuit d’abord à l’étudiant lui-même. Il a souligné que les diplômes ne suffisent plus à garantir l’insertion professionnelle, désormais davantage fondée sur les compétences et les aptitudes réelles.

Auteur

S. R

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