Sécurité routière : Khaled Nouri appelle à quitter les bureaux pour le terrain
Face au fléau si grandissant des accidents de la route, le ministre de l’Intérieur mise sur une décentralisation de l’action et une culture du résultat. La nouvelle stratégie nationale 2025-2034 ambitionne une réduction significative du taux de mortalité routière. Et ce, grâce à une mobilisation multisectorielle inédite. C’est en effet le message essentiel véhiculé aujourd’hui, mardi 9 juin 2026 à à l’occasion d’un atelier d’évaluation à Tunis
Le chef du département de l’Intérieur a d’emblée laissé entendre que l’heure n’est plus aux théories, mais à l’action concrète. Khaled Nouri a d’emblée annoncé que l’État avait déployé tous les moyens nécessaires et avait consolidé le cadre institutionnel pour garantir le succès de la nouvelle stratégie nationale multisectorielle de sécurité routière. Pour le ministre, « cette réussite exige d’instaurer une véritable culture de la performance et de la responsabilité, appuyée par des indicateurs de gestion précis pour optimiser l’usage des ressources ».
Loin d’être un simple plan bureaucratique, cette feuille de route représente un « choix souverain global » et la traduction directe de la volonté politique de l’Etat qui aspire à stopper cette hémorragie humaine et cette hécatombe matérielle sur les routes tunisiennes. Khaled Nouri a dans ce sens insisté sur le fait que « la sécurité routière relève désormais d’une responsabilité collective entre des impératifs sécuritaires, sanitaires, éducatifs, logistiques et médiatiques ».
Le salut passera par les régions
Le ministre a prévenu que l’impact de cette vision sur le quotidien des citoyens dépendra de la capacité de chaque acteur aussi bien public que privé ainsi que la société civile à transformer, ensemble, les intentions en résultats palpables.
Par ailleurs et tout en pointant du doigt les disparités territoriales face aux risques routiers, il a plaidé pour un renforcement du soutien logistique aux comités régionaux et une implication accrue des autorités locales. « Le succès escompté ne se réalisera pas derrière des bureaux fermés, mais dépendra de l’efficacité de l’action sur le terrain », a-t-il martelé.
Qualifiant la situation « d’échéance nationale et humanitaire cruciale ne tolérant aucun retard, le ministre de l’Intérieur a exhorté à accélérer la transition vers une phase opérationnelle unifiée, basée sur la clarté des rôles et le partage d’expertises ».
Pour rappel, cette ambitieuse stratégie nationale (2025-2034) s’est fixé pour objectif de réduire le nombre d’accidents de 50 %. Elle s’articule autour de 5 axes majeurs et 168 activités interconnectées, portées par plus de 15 organismes publics. Ce plan de modernisation prévoit notamment la refonte de l’arsenal législatif, l’intégration des nouvelles technologies dans le contrôle routier et la mise à niveau des infrastructures. Pour fluidifier la coordination, le déploiement d’une plateforme numérique participative permettra désormais un suivi et une évaluation en temps réel des actions menées.



