Une finale arabe au Mondial 2026 ? Analyse des chances des huit représentants
L’hypothèse de voir une sélection arabe atteindre la finale de la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique relève d’un scénario ambitieux, voire irréaliste pour la majorité des observateurs, même si la compétition, prévue du 11 juin au 19 juillet 2026, introduira une nouvelle configuration avec 48 équipes participantes réparties en 12 groupes.
Cette édition sera également historique pour le football arabe, avec huit représentants qualifiés pour la première fois : l’Algérie, la Tunisie, le Maroc, l’Égypte, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Jordanie et l’Irak. Le site winwin s’est penché sur les chances de ces sélections d’atteindre une finale mondiale, en s’appuyant sur leur historique, leur niveau actuel et leurs ressources techniques.
Le Maroc, principal espoir arabe
Parmi toutes les sélections arabes, le Maroc apparaît comme le seul véritable candidat crédible à une finale mondiale. Demi-finaliste historique en 2022 au Qatar (première sélection africaine et arabe à atteindre ce stade), les “Lions de l’Atlas” bénéficient d’un effectif expérimenté et de joueurs de haut niveau, à l’image d’Achraf Hakimi, vainqueur de la Ligue des champions avec le Paris Saint-Germain.
Dirigée par Mohamed Ouahbi, la sélection marocaine figure parmi les mieux classées au niveau mondial et évoluera dans le groupe C aux côtés du Brésil, de l’Écosse et d’Haïti. Si une qualification pour les huitièmes de finale semble accessible, la suite de la compétition dépendra fortement de la capacité du Maroc à maintenir un très haut niveau de performance.
L’Algérie : potentiel mais plafond élevé
L’Algérie disputera sa cinquième Coupe du monde et tentera de reproduire son exploit de 2014, lorsqu’elle avait atteint les huitièmes de finale. Placée dans un groupe relevé avec l’Argentine, la Jordanie et l’Autriche, la sélection dirigée par Vladimir Petković dispose d’un groupe compétitif et de joueurs expérimentés.
Si une qualification pour les phases finales reste envisageable, notamment les huitièmes voire les quarts de finale, une présence en demi-finale ou en finale apparaît peu probable.
La Tunisie : l’expérience mais des limites actuelles
Pour sa septième participation, la Tunisie évoluera dans un groupe difficile avec les Pays-Bas, le Japon et la Suède. Premier pays africain et arabe à avoir remporté un match en Coupe du monde (1978 contre le Mexique), la Tunisie s’appuie sur son expérience, mais son niveau actuel reste jugé insuffisant pour viser loin.
Sous la direction de Sabri Lmouchi, atteindre les 32es de finale constituerait déjà un résultat satisfaisant, tandis qu’un parcours jusqu’en finale est considéré comme hautement improbable.
L’Égypte : objectif premier succès
L’Égypte participera à sa quatrième Coupe du monde, dans un groupe composé de la Belgique, de l’Iran et de la Nouvelle-Zélande. L’objectif prioritaire sera de décrocher sa première victoire dans l’histoire de la compétition, ce qui pourrait ouvrir la voie à une qualification en phase à élimination directe.
Même avec des joueurs de haut niveau comme Mohamed Salah ou Omar Marmoush et un palmarès continental impressionnant, les “Pharaons” semblent encore loin d’un scénario de finale mondiale.
Arabie saoudite, Qatar, Irak et Jordanie : ambitions limitées
L’Arabie saoudite, qui avait atteint les huitièmes de finale en 1994, espère rééditer cet exploit dans un groupe difficile comprenant l’Espagne, l’Uruguay et le Cap-Vert. Une qualification pour les 32es de finale est envisageable, mais une finale reste hors de portée.
Le Qatar, deuxième participation après 2022, évoluera dans un groupe équilibré avec le Canada, la Suisse et la Bosnie-Herzégovine. Malgré une progression récente sous la direction de Julen Lopetegui, ses chances restent limitées.
L’Irak, de retour après 1986, affrontera la France, le Sénégal et la Norvège dans un groupe extrêmement relevé. L’objectif sera avant tout l’expérience et éventuellement une surprise en phase de groupes.
Enfin, la Jordanie, novice à ce niveau sous la direction de Jamal Sellami, disputera un groupe très difficile avec l’Argentine, l’Algérie et l’Autriche. Malgré des progrès récents en Coupe d’Asie, une finale mondiale relève de l’utopie sportive.
Ceci pour dire que si la Coupe du monde 2026 offre une visibilité inédite au football arabe avec huit représentants, les écarts de niveau et d’expérience rendent une finale arabe hautement improbable. Dans ce contexte, le Maroc apparaît comme le seul véritable candidat capable de nourrir un rêve historique, tandis que les autres sélections viseront avant tout des parcours honorables ou des qualifications en phase à élimination directe.



