Les pêcheurs du port de pêche de Ghar El Melh, dans le gouvernorat de Bizerte, appellent les autorités tunisiennes à intervenir pour limiter les impacts économiques liés à la restriction des exportations de « crevette rouge » fixée à 10 %.
Cette alerte intervient après la saisie par les autorités douanières italiennes d’une importante cargaison de ce produit tunisien. La marchandise a été confisquée au motif que la Tunisie aurait dépassé ses quotas d’exportation pour ce type de crustacé, considéré comme l’un des produits de la mer les plus prisés en Méditerranée, selon Majdi Rahmouni, directeur général d’une société exportatrice basée au port, dans une déclaration accordée à la radio IFM.
Les professionnels du secteur contestent toutefois la pertinence de cette limitation. Ils estiment que le quota autorisé ne reflète pas la réalité de la production nationale, évaluée à près de 400 tonnes. Ils dénoncent également l’absence de concertation avec les acteurs concernés, notamment les pêcheurs et exportateurs, ainsi que le manque d’une évaluation précise et actualisée de la production tunisienne.
Les exportateurs expriment par ailleurs leur inquiétude quant au sort de la cargaison saisie en Italie, redoutant sa destruction. Une telle issue pourrait entraîner des pertes financières importantes pour les entreprises concernées et affecter directement l’emploi ainsi que les investissements dans la filière de la pêche.
S.R



