Kaïes Saïed sur la conciliation pénale : Restituer l’argent du peuple sans humilier quiconque
Le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est entretenu hier après-midi au palais de Carthage avec M. Ali Abbes, nouvellement nommé à la tête de la Commission nationale de conciliation pénale.
Lors de cette audience, le Président de la République, Kaïs Saïed, a rappelé qu’il avait initié le projet de conciliation pénale le 20 mars 2012, avec pour objectif fondamental de permettre au peuple tunisien de recouvrer ses biens spoliés. L’esprit de cette initiative repose sur un principe de rétrocession économique : orienter les investissements des personnes impliquées vers le développement des régions les plus défavorisées du pays.
Le Chef de l’État a souligné que la réussite de ce processus de conciliation demeurait tributaire d’une réelle volonté et de bonnes intentions de la part de toutes les parties concernées.
Il a, par ailleurs, déploré le fait que depuis la promulgation du texte de loi, les travaux des deux précédentes commissions nationales aient été entravés de manière suspecte.
Le Président de la République a toutefois précisé qu’une nouvelle opportunité s’offrait aujourd’hui, tant en Tunisie qu’à l’étranger, à ceux qui souhaitent régulariser leur situation dans le cadre de cette conciliation.
Il a fermement martelé qu’il ne s’agissait en aucun cas d’un règlement de comptes ni d’une volonté d’humilier quiconque, mais strictement d’une démarche de restitution des deniers publics. Affirmant qu’il n’y aurait aucune place pour le marchandage, le Chef de l’État a insisté sur l’impératif d’accélérer les procédures d’exécution.



