La situation épidémiologique au Congo semble se corser. Le monde entier guette les nouvelles. Certains commencent déjà à envisager le pire… A tort ou à raison la crainte commence à s’accaparer de tous les citoyens du monde quant à l’avènement d’une éventuelle épidémie mondiale… Il faut dire que les informations qui se succèdent légitiment la peur !
De fait, aux dernières nouvelles, l’Est de la République démocratique du Congo fait encore face à une recrudescence de plus en plus alarmante des contaminations. Et ce, particulièrement dans la province de l’Ituri. Pour sa part, l’OMS maintient l’état d’urgence internationale face à cette souche redoutable.
Chiffres inquiétants
La situation sanitaire se détériore rapidement en République démocratique du Congo (RDC). Les dernières données officielles publiées ce samedi, font état d’un bilan plutôt sombre quant à l’évolution de l’épidémie de fièvre hémorragique Ébola. Le tableau s’est lourdement aggravé, atteignant désormais 689 cas d’infections confirmés et déplorant 139 décès.
Cette brusque augmentation fait suite à la détection de 17 nouveaux cas confirmés au cours des dernières 24 heures. Tous ces derniers sont localisés dans la province d’Ituri, qui demeure l’épicentre de la crise et un foyer particulièrement atteint. Un précédent rapport faisait état de 676 contaminations et 136 décès, confirmant la trajectoire ascendante de la maladie.
Face à cette courbe préoccupante, la riposte sanitaire s’organise sous haute tension. Dès l’apparition des premiers foyers, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé cette épidémie au rang d’« urgence de santé publique de portée internationale » (USPPI).
Ce niveau maximal d’alerte impose une coordination mondiale immédiate et le déploiement d’une aide internationale d’urgence. Les autorités sanitaires et les ONG sur le terrain se heurtent toutefois à un défi de taille : cette épidémie est causée par la souche rare de Bundibugyo, pour laquelle il n’existe actuellement aucun vaccin ni traitement homologué, rendant la détection précoce et l’isolement des patients plus vitaux que jamais…



