La plus lourde défaite de la Tunisie en phase finale de Coupe du monde. Une Suède souveraine. Un symbole nommé Ayari. Le monde du football a commenté, analysé et tranché : voici ce que les grandes rédactions sportives ont retenu de cette nuit mexicaine.
« Plombée par ses erreurs défensives, la Tunisie s’incline face à une Suède réaliste. Absents de l’édition 2022 au Qatar, les Scandinaves ont signé une entrée en matière convaincante en dominant une Tunisie trop friable au Stade de Monterrey. »
« La Suède a parfaitement négocié son début de Coupe du monde en écrasant une Tunisie qui a coulé en fin de match. La fin de match a viré à la punition pour des Tunisiens dépassés. »
« La Suède démarre en fanfare en étrillant la Tunisie. Avec un doublé de Yasin Ayari et des buts d’Alexander Isak, Viktor Gyökeres et Mattias Svanberg, les hommes de Graham Potter n’ont laissé aucune chance aux Aigles de Carthage. »
« Alexander Isak a définitivement tourné la page d’une première saison difficile à Liverpool en livrant une prestation dominante sur la scène internationale. Emmenés par le duo Isak-Gyökeres, les Scandinaves se sont montrés bien trop puissants pour leurs adversaires africains. »
« La Suède a parfaitement négocié son début de Coupe du monde. À Monterrey, les Scandinaves ont écrasé une Tunisie qui a coulé en fin de match. Ce résultat leur permet de prendre seule la tête du groupe F. »
« Malgré quelques difficultés posées aux Suédois, la Tunisie a confirmé l’impression qu’elle abordait la compétition comme l’équipe la plus faible du groupe F. Sa réaction après avoir été menée 2-0 est une preuve de caractère, mais ses problèmes défensifs suscitent une vive inquiétude. Si Hannibal Mejbri est l’un des rares joueurs à tirer son épingle du jeu, les Aigles de Carthage ont globalement été décevants. »
Après le coup de sifflet final : les voix du match
« C’est fantastique. Nous avons réalisé une prestation solide et convaincante avec cinq buts. Nous aurions même pu en marquer davantage. Bravo aux joueurs, ils ont été fantastiques. »
Graham Potter · Sélectionneur de la Suède — Source ↗
« Je pense que nous avons joué un match parfait, avec et sans le ballon. C’est un excellent début de tournoi. »
« C’est une lourde défaite et évidemment pas la meilleure façon de débuter ce tournoi. Nous avons commis beaucoup trop d’erreurs. Avec des joueurs de classe mondiale comme les deux attaquants suédois, cela ne pardonne pas. Nous avons notre fierté. Nous devons réagir. »
Sabri Lamouchi · Sélectionneur de la Tunisie — Source ↗
Le regard tunisien : entre lucidité et douleur
Cette défaite ne surprend pas ceux qui suivaient la préparation de près, défaite 1-0 face à l’Autriche, humiliation 5-0 face à la Belgique à Bruxelles une semaine avant le Mondial, deux matches sans le moindre but inscrit et six encaissés. Le 5-1 de Monterrey s’inscrit dans une logique alarmante.
Les erreurs individuelles ont été nombreuses. Chamakh a failli sur les deux premiers buts. Skhiri s’est fait dépouiller dans sa propre surface pour offrir le troisième but à Gyökeres. La défense a encaissé cinq fois en n’encadrant à peine que quelques frappes en face.
« Les ailes des Aigles ont été définitivement coupées suite à une bourde monumentale de Skhiri qui s’est fait subtiliser le ballon par Isak. Suite aux changements, la défense a encore pris l’eau et encaissé un quatrième but, puis un cinquième par Ayari. »
« Comme un symbole, c’est Yassine Ayari, né en Suède d’un père tunisien, qui a ouvert le score dès la 7e minute. Un milieu de 18 ans qui n’a pas célébré son but et s’en est même excusé. »
La Tunisie affronte le Japon le 21 juin, puis les Pays-Bas le 26. Rien n’est mathématiquement joué, mais ce que Lamouchi doit trouver rapidement c’est moins un système tactique qu’une colonne vertébrale, cette identité accrocheure qu’il avait promise avant le tournoi, et qui est restée invisible à Monterrey.