Conférence de presse d’Hervé Renard : « Il faut relever la tête et avancer »
Le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale tunisienne de football, Hervé Renard, a affiché sa détermination à relancer les Aigles de Carthage malgré la lourde défaite concédée face à la Suède, estimant que l’équipe devait rapidement tourner la page et se concentrer sur les deux prochaines échéances décisives.
Lors de sa première conférence de presse, le technicien français a indiqué avoir suivi avec attention la rencontre contre la Suède. S’il a reconnu la sévérité du score, il a souligné que seul le résultat final comptait désormais et que l’essentiel était de se projeter vers l’avenir.
Renard a révélé avoir rencontré les joueurs peu avant son intervention, affirmant leur avoir demandé de relever la tête et de prendre conscience de la responsabilité qui leur incombe en portant le maillot national. Selon lui, représenter la Tunisie constitue un honneur mais également un devoir envers le pays. Il a insisté sur la nécessité de montrer un tout autre visage lors des deux prochains matchs, qui constituent désormais la priorité absolue du groupe.
Évoquant le prochain adversaire des Tunisiens, le sélectionneur a qualifié le Japon de meilleure équipe d’Asie à ses yeux. Fort de son expérience face aux Japonais lors des qualifications à la Coupe d’Asie, il a mis en garde contre une formation disposant de nombreux joueurs de grande qualité et qui exigera une vigilance de tous les instants.
Le nouveau patron des Aigles de Carthage a également eu un mot pour son prédécesseur, Sabri Lamouchi, qu’il a dit connaître personnellement. Renard a affirmé comprendre la douleur d’un entraîneur contraint de quitter ses fonctions, rappelant avoir lui-même vécu une telle situation au cours de sa carrière. Il a estimé que l’ancien sélectionneur méritait des hommages pour son travail, soulignant que l’entraîneur est souvent le premier à payer les conséquences des mauvais résultats. Il s’est déclaré convaincu que les joueurs étaient affectés par ce départ et conscients de leur part de responsabilité.
Interrogé sur la question de la nationalité du sélectionneur, Renard a jugé que le débat n’était pas pertinent. Selon lui, ce qui importe avant tout est la personnalité de l’entraîneur et sa capacité à apporter une valeur ajoutée au groupe. Il a appelé l’ensemble des acteurs à avancer dans la même direction, à faire preuve de solidarité et à reconstruire rapidement un collectif uni, des éléments qui, selon lui, ont fait défaut lors du premier match.
Enfin, le technicien français a assuré n’avoir éprouvé aucune hésitation à accepter la proposition de la Fédération tunisienne de football. Tout en reconnaissant la difficulté de la mission, il a rappelé qu’il restait deux rencontres à disputer et que l’espoir demeurait intact tant que les chances de qualification existaient encore.



