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Economie

Des faits et des chiffres

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  • 17 juin 2026
  • 5 min de lecture
Des faits et des chiffres

8 %

La Presse —Le capital-investissement est essentiel pour le financement des entreprises, l’accompagnement de leur développement depuis la phase de création jusqu’aux étapes de croissance et d’expansion, c’est ce qu’a affirmé la présidente de l’Association tunisienne des investisseurs en capital (Atic), Salma Ben Hamida, sur les ondes d’une radio privée.

D’après elle, ce secteur a enregistré depuis 2020 une progression significative, tant par l’augmentation du volume des investissements que par la diversification des projets soutenus. Avec un taux de croissance annuel avoisinant les 8 %, cette dynamique reflète une amélioration graduelle de l’environnement des affaires ainsi qu’un renforcement de la confiance accordée aux solutions de financement alternatives au crédit bancaire.

Elle souligne que le capital-investissement est devenu un complément stratégique au financement traditionnel, porté notamment par l’intérêt croissant des investisseurs privés pour les fonds d’investissement et les sociétés de gestion. Cette tendance traduit une évolution des pratiques d’investissement, davantage orientées vers les principes de bonne gouvernance, de performance et de rentabilité.

Hamida a indiqué que les investissements réalisés dans ce secteur ont atteint 5,4 milliards de dinars entre 2011 et 2024, contre 4,533 milliards de dinars sur la période 2011-2021. Cette progression témoigne d’une accélération notable des financements au cours des dernières années. Grâce à ces interventions, plus de 2.000 entreprises ont pu bénéficier d’un soutien financier, confirmant ainsi le rôle déterminant du capital-investissement dans le renforcement du tissu économique tunisien, qu’il s’agisse de jeunes pousses innovantes ou d’entreprises déjà bien établies.

8,6

Avec des transferts estimés à 8,6 milliards de dinars, les Tunisiens résidant à l’étranger constituent un acteur économique de premier plan pour la Tunisie. Ben Rejeb, le président de la Confédération des entreprises citoyennes tunisiennes (Conect), a souligné que ces flux financiers jouent un rôle déterminant dans le soutien de l’économie nationale, notamment à travers l’aide apportée aux familles, le financement des études, des dépenses de santé ainsi que des projets de construction et d’acquisition immobilière.

Il a également rappelé que la communauté tunisienne à l’étranger compte près de 1,058 million de personnes, soit environ 15 % de la population du pays. Selon lui, cette catégorie est directement concernée par la réforme du Code des changes en raison de sa forte implication dans les transferts de fonds et les investissements réalisés entre la Tunisie et les pays de résidence.

Afin de renforcer l’impact économique de cette épargne, Ben Rejeb a plaidé pour la mise en place de dispositifs favorisant son orientation vers des investissements productifs capables de générer de la croissance et de créer des emplois. Parmi les solutions envisagées figure la création de fonds d’investissement spécialement destinés aux Tunisiens de l’étranger, dans le but de mobiliser davantage leurs ressources au profit de projets économiques en Tunisie.

16 %

Alors que le commerce entre les pays africains ne représente encore que 16 % des échanges commerciaux totaux du continent, un niveau jugé largement en deçà du potentiel économique africain, la Tunisie entend renforcer sa présence sur ces marchés grâce aux opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). C’est ce qu’a souligné Mourad Ben Hassine, directeur général du Centre de promotion des exportations (Cepex).

Mourad Ben Hassine a expliqué que plusieurs initiatives sont actuellement déployées afin de renforcer l’intégration économique africaine et de stimuler les échanges entre les États membres. Dans cette dynamique, le commerce numérique occupe une place stratégique. Il a rappelé que la Tunisie fait partie des premiers pays africains engagés dans les projets pilotes de la Zlecaf liés à la digitalisation des échanges commerciaux.

Des opérations d’exportation reposant sur des certificats d’origine numériques ont déjà été réalisées, illustrant les avancées du pays dans ce domaine. Le responsable a également indiqué que des institutions continentales, notamment la Banque africaine de développement, soutiennent divers programmes destinés à lever les obstacles logistiques, administratifs et financiers qui limitent encore le commerce intra-africain.

Ces initiatives visent aussi à favoriser l’intégration économique des jeunes et des femmes à travers le continent. Il a par ailleurs souligné le rôle central des petites et moyennes entreprises ainsi que des startups dans la création de richesse et d’emplois. Pour lui, le renforcement de l’intégration régionale passe par le soutien à l’innovation, l’encouragement de l’entrepreneuriat et la valorisation des compétences des jeunes générations. A

bordant les perspectives de croissance, Mourad Ben Hassine a estimé que le secteur des services représente un important gisement de valeur ajoutée pour les économies africaines. Il a également plaidé pour une meilleure transformation des ressources agricoles et industrielles locales afin de renforcer les chaînes de valeur régionales, stimuler les échanges commerciaux et favoriser une croissance plus inclusive.

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Auteur

Saoussen BOULEKBACHE

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