Coordination sécuritaire accrue Tuniso-Algéro-Libyenne
LA situation en Libye et le renforcement de la coopération sécuritaire dans les régions frontalières communes continuent de susciter de sérieux soucis chez les responsables des trois principaux pays concernés, en l’occurrence la Tunisie, l’Algérie et, bien évidemment, la Libye.
En effet, des responsables tunisiens et algériens de la sécurité viennent de tenir une réunion à Tripoli même où ils ont mis, surtout, l’accent sur l’impératif de favoriser une cohésion optimale entre les trois pays concernés en matière de sécurité des frontières afin de lutter contre le crime organisé transfrontalier, combattre le terrorisme et mettre un frein au phénomène de la migration clandestine.
D’ailleurs, le ministère libyen de l’Intérieur, lui-même, a révélé, dans un communiqué, que les trois pays en question sont soucieux de consolider leur coopération et leur coordination en améliorant, notamment, les divers mécanismes opérationnels dans le but évident d’être en mesure de faire face aux menaces et aux défis auxquels sont confrontés les peuples de la région.
Rappelons que ladite réunion intervient dans un contexte spécial et tendu exigeant des efforts considérables et un partenariat sans faille dans le cadre de la force opérationnelle conjointe libyco-algéro-tunisienne chargée de sécuriser les frontières communes et qui a été créée il y a un an et demi afin de parvenir à la sécurisation et à la stabilité de l’environnement libyen; loin de toute ingérence étrangère, ainsi que celles des vastes étendues désertiques et des zones de passage qui exigent une action conjointe dans les plus brefs délais.
Cette concertation tripartite est, certes, nécessaire et bénéfique tout en étant appelée à s’inscrire dans la durée afin de faire émerger des mécanismes homogènes et de pérenniser le cadre de partenariat dans le domaine sécuritaire, sans oublier l’obligation de lutter contre la migration illégale et autres trafics illicites.
Autrement dit, dans cet espace désertique où circulent hommes, marchandises et réseaux criminels au-delà des frontières administratives, la coopération sécuritaire constitue, à n’en point douter, un élément indispensable en sa qualité d’élément principal et un puissant levier de stabilité régionale.
Plus encore, cette même réunion s’inscrit dans un contexte de dynamique plus large de concertation régionale entre Tunis, Tripoli et Alger qui ont multiplié les mécanismes de coordination dans l’objectif de mettre au point des ripostes communes à des problématiques qui dépassent largement les cadres nationaux de chaque pays dans le sens où cela représente un enjeu majeur pour toute la région.



